Actualité de la Commune

par  J.-P. MON
Publication : avril 2012
Mise en ligne : 18 juin 2012

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Samedi 24 mars. Nous étions nombreux au Café-Repaire tenu au bar-restaurant Le Fontenelle de Marly le Roi, pour assister à la conférence sur « L’autre visage de la Commune de 1871 », donnée par Georges Beisson et agrémentée par la chorale Les Rouges Gorges.

La séance est une fois encore animée par l’infatigable Martine, créatrice, il y a déjà trois ans, de ce Café-Repaire.

C’est le printemps. Les Rouges Gorges sortent de leur nid et “chauffent la salle” en attaquant le très célèbre Temps des cerises que Jean-Baptiste Clément avait écrit en 1866 et dédié, longtemps après sa rédaction, à une infirmière morte sur les barricades lors de la Semaine sanglante. La salle reprend en chœur. Suit une autre une chanson de J-B Clément, moins connue, mais toujours associée à la Commune, Tous au mur, disait le capitaine, qui relate la façon expéditive dont fut rendue la justice par les hommes de Thiers. Et voici enfin, pour remettre un peu de tendresse dans la salle, La Commune de Georges Coulonge et Jean Ferrat.

Puis, nombreuses photos d’époque à l’appui, le conférencier nous décrit ce que furent ces quelques jours où la Commune travailla à ériger les propositions révolutionnaires en en dégageant les valeurs universelles qui devraient encore être les nôtres.

Parmi celles-ci, en ce printemps électoral qui devrait voir la fin d’un quinquennat qui a mis à mal les acquis sociaux durement arrachés depuis la Commune, il nous a paru important de rappeler le texte publié par le Comité central de la Commune, le 25 mars 1871, qui appelait les citoyens aux urnes et expliquait ce qu’on attend des élus. Nous l’avons publié en juin dernier, dans la GR 1123, page 13.

Après l’exposé et les questions posées au conférencier, Les Rouges Gorges entonnent le Chant des captifs, écrit par Louise Michel durant sa déportation en Nouvelle Calédonie et mis en musique par Serge Utgé-Royo. Puis La Commune en lutte de Roger Caussimon et Philippe Sarde. Et pour terminer sur une note optimiste La Commune n’est pas morte d’Eugène Pottier.

Mais Les Rouges Gorges ne peuvent s’en tirer comme ça : la salle unanime réclame à grands cris Le temps des Cerises qu’elle reprend au refrain. Du coup, Les Rouges Gorges, renforcés par Martine, attaquent le chant des révolutionnaires chiliens El pueblo unido jamaï sera vincido qui déchaîne l’enthousiasme de l’assistance, avant de devoir quitter la salle.

Nombre d’entre nous se retrouvèrent alors chez Martine pour un pôt, non pas d’adieu mais d’au revoir, pour la remercier de son énergie, de sa gentillesse, de sa passion et pour tout le travail qu’elle a fait pour éclairer ses concitoyens de Marly le Roi et d’ailleurs.

Nous sommes sûrs que nous la retrouverons, tout aussi dynamique et avide de “décrasser” les esprits, lors du prochain Café-Repaire qui aura lieu le 14 avril avec pour thème la dette publique.