Chômage et mythe du "Plein Emploi"

par  A.E.D. - PPS
Mise en ligne : 12 mars 2012

Le plein emploi qui est à rechercher est le celui des techniques, celui des machines qui peuvent soulager le travailleur. Mais dans la logique du système économique actuel, marchand et capitaliste, non seulement le plein emploi de tous est un mythe, mais moins de travail signifie pour le salarié perte de revenu, précarité, exclusion.

Or la diminution du travail salarié est ce que recherchent la plupart des entreprises, ... mais pour diminuer leurs coûts afin de pouvoir servir à leurs actionnaires des rentes plus confortables.

Dans cette logique capitaliste, la courbe du chômage et celle des rentes des actionnaires grimpent au même rythme, car dès qu’une entreprise cotée en Bourse annonce des “dégraissages”, c’est une perspective de bénéfices qui fait monter le cours de son action !

Pour mettre fin à cette situation de plus en plus insupportable pour la population active, il faut sortir de cette logique, il faut absolument changer les bases de ce système économique qui, pour que ses entreprises soient prospères est amené à condamner ses travailleurs à la misère.

D’où la nécessité de passer à un système distributif.

Le plein emploi, aujourd’hui, ne peut être réalisé que dans une situation exceptionnelle de rareté, lorsque la demande est nettement supérieure à la capacité de production, comme c’est le cas après une guerre parce que tout est à reconstruire et le plus vite possible.

Pour assurer la production, dans la situation actuelle, une entreprise a besoin d’acheter du travail humain. Pour s’assurer le plus de bénéfice, donc servir de meilleures rentes à ses actionnaires, il faut qu’elle le paye le moins cher possible, ce qui est d’autant plus possible qu’il y a plus de chômage : il y a d’autant plus de choix sur le marché du travail.

Or la diminution du travail humain dans la production est une conséquence des bouleversements qui se sont produits dans les processus de production : les progrès techniques amènent inéluctablement à y remplacer du travail humain par celui des machines et des systèmes informatiques. Elle conduit donc à la nécessité de changer pour que tout le monde y gagne.

Le système actuel n’a plus qu’un seul but : verser des rentes à quelques actionnaires. Il faut changer pour un modèle démocratique destiné à servir le genre humain dans sa globalité.

Or ce qu’un système économique au service de l’humain doit garantir, c’est la recherche du plein emploi maximum des sciences et des technologies, afin de diminuer les tâches humaines encore nécessaires pour qu’un revenu maximum puisse être assuré à tous.

Cela est possible grâce à :

  • une monnaie non spéculative (qui ne permet pas de « faire de l’argent avec de l’argent »), adossée à la production et publiquement contrôlée.
  • un revenu garanti à chaque citoyen (de sa naissance à sa mort) et suffisant pour qu’il puisse vivre libre et choisir ses activités.
  • le partage du travail humain, sous la forme d’un service civil, pour assurer la production des biens & services nécessaires à la société.

Brèves

22 décembre 2014 - Archives de la Grande Relève

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