De l’anthropocène au post-humanisme

I. Le tournant de l’anthropocène
par  G. EVRARD
Publication : mars 2014
Mise en ligne : 16 septembre 2014

La civilisation occidentale, qui a engendré le capitalisme, peine à reconnaître que son empreinte sur la Terre atteint désormais une ampleur à l’échelle des bouleversements géologiques qu’a connus notre planète depuis sa formation. Elle se refuse en tout cas à en tirer toutes les conséquences. En même temps, comme s’ils voulaient exorciser la crainte d’un avenir qui leur échappe, certains imaginent une sorte de surhomme qui poursuivrait la fuite en avant, délivré de sa responsabilité d’aujourd’hui. Guy Evrard tente de faire apparaître le fil conducteur de cette fiction, pour la dénoncer, notamment à partir de deux ouvrages récents, l’un analysant l’anthropocène, l’autre interrogeant le post-humanisme.

Depuis quelques années, mais de manière plus insistante au cours des derniers mois, de nombreux acteurs de la communauté scientifique nous invitent à partager leur engagement sur deux thèmes qui ont en commun de scruter le devenir de l’humanité. Des spécialistes des sciences de l’environnement nous apportent les preuves de notre entrée dans une nouvelle ère géologique, l’anthropocène, en même temps que Denis Papin et James Watt inventaient la machine à vapeur. Des chercheurs des biotechnologies tentent, eux, de nous convaincre que les prochaines mutations de l’homme ne seront plus uniquement tributaires du hasard, « essentiel aux systèmes vivants » [1], mais pourront résulter aussi d’évolutions technologiques volontaires. Les uns et les autres ouvrent des domaines d’intérêt pour la philosophie et les sciences humaines. Ils trouvent en même temps des relais médiatiques plus ou moins éclairés dans cette période de crise et de doute de nos sociétés occidentales, prisonnières de la logique capitaliste muée en néolibéralisme. Les acteurs des deux thèmes sont bien distincts, sinon en opposition. Pourtant, n’y a-t-il pas une certaine résonance entre leurs préoccupations ? Nous suspectons les seconds d’offrir un prolongement de la fuite en avant à ceux qui n’entendent pas assumer les conséquences de la situation dénoncée par les premiers. Des enjeux économiques et politiques sont en embuscade.

 Sur l’échelle des temps

Puisque nous évoquons l’échelle des temps géologiques, il est utile avant tout de rappeler celle-ci à grands traits (voir les schémas ci-contre). En y situant l’humanité, nous prenons conscience de l’accélération de transformations sur notre planète dont l’homme est aujourd’hui le principal moteur. Plus loin, nous comprendrons que les générations actuelles ont des décisions majeures à prendre qui vont conditionner les formes de survie de cette humanité, notamment son organisation économique et sociale. Des décisions qui ne doivent plus confondre progrès scientifiques et fuite en avant, au risque de précipiter la fin de l’existence humaine. « L’homme saura-t-il s’adapter à lui-même ? » [2]. Un test en vraie grandeur de l’intelligence collective.

Nous reprenons ici des repères déjà mentionnés dans de précédents articles [3] [4] , auxquels on pourra se reporter pour plus de détails et retrouver les références primaires. L’univers est né d’un big-bang il y a 13,7 milliards d’années. Le système solaire et la Terre se sont formés il y a 4,5 milliards d’années et seraient aujourd’hui à peu près à mi-existence. Les premières formes de vie sont apparues sur la Terre probablement il y a 3,8 milliards d’années mais, engagées dans la longue marche de l’évolution, c’est seulement à la période du cambrien, voici 540 millions d’années, que la biodiversité a véritablement explosé. Depuis, cinq extinctions massives ont été reconnues, dont la dernière entraîna celle des dinosaures, il y a 65 millions d’années. Une sixième extinction menace, à laquelle contribue activement l’homme moderne. Personne ne peut prédire l’extinction définitive de la vie sur Terre, mais elle précèdera de toute façon très largement la fin du système solaire. Un récent communiqué du CNRS [5] fait état d’un premier modèle climatique tridimensionnel reportant l’évaporation définitive des océans de plusieurs centaines de millions d’années, à l’horizon 1 milliard d’années, avant que la Terre se transforme en une nouvelle Vénus. Ce sursis ne doit évidemment pas davantage être confondu avec celui de l’humanité, encore bien jeune en regard de ces ordres de grandeur, mais dont l’aventure s’accélère et pourrait bien se jouer sur une échelle de temps infiniment plus courte.

La séparation des hominines d’avec le chimpanzé, l’espèce aujourd’hui la plus proche de l’homme, intervient il y a “seulement” entre 9 et 6 millions d’années, en Afrique tropicale. Le genre homo apparaît il y a 3 à 2,5 millions d’années, également en Afrique tropicale. Il se répand en Afrique et en Eurasie via le Sinaï. Il y a 2 millions d’années, une humanité ancienne, homo habilis devenu progressivement homo erectus, peuple ainsi l’Afrique, l’Asie et l’Europe, jusqu’à une certaine latitude. La Terre entre alors dans une série de cycles froids et tempérés qui durent encore aujourd’hui. L’isolement des populations par les glaces en Europe commence à produire la dérive génétique néandertalienne, il y a plusieurs centaines de milliers d’années. L’insularité conduira aussi à des dérives génétiques à Java et à Florès, en Asie. La maîtrise du feu semble incontestable en Europe il y a 450.000 ans, mais sa conquête a peut-être débuté nettement plus tôt (la distinction avec des feux d’origine naturelle étant souvent difficile). Homo sapiens apparaît il y a 200.000 ans, en Afrique pour la majorité des chercheurs, avant de se répandre à nouveau vers l’Eurasie en suivant le chemin précédent d’homo habilis. Pour Yves Coppens et quelques autres, homo erectus se sapientise là où il est. Quoi qu’il en soit, homo sapiens (Cro-Magnon en Europe) cohabite avec l’homme de Neandertal, qui a reflué jusqu’au Moyen-Orient, et aussi avec l’homme de Java et l’homme de Florès. Mais, après une coexistence qui dura entre quelques centaines et quelques dizaines de milliers d’années, les plus anciens s’éteignent au profit de sapiens, il y a moins de 30.000 ans, comme chaque fois que deux espèces proches partagent la même niche écologique. Il y a 1.000 ans, l’homme moderne achevait de découvrir le monde. En 2013, il s’est vendu plus de 1 milliard de prothèses Smartphone parmi 7,2 milliards de Terriens.

 La reconnaissance de l’anthropocène

Jusqu’ici, l’ère quaternaire est divisée en deux époques : le pléistocène, qui débute il y a 2,6 millions d’années avec l’émergence du genre homo, voit l’apparition d’homo sapiens (-200.000 ans), et couvre toute la période du paléolithique ; puis l’holocène, qui débute il y a 11.500 ans, à la fin de la dernière glaciation, avec la révolution du néolithique, lorsque les chasseurs-cueilleurs commencent à se sédentariser et inventent l’agriculture dans le Croissant fertile, au Proche-Orient. Dans cette région du monde, le néolithique prendra fin il y a un peu plus de 5.000 ans, avec l’invention de l’écriture cunéiforme par les Sumériens (Mésopotamie), peu avant les hiéroglyphes égyptiens. L’homme marque la Terre de son empreinte tout au long de l’holocène, même si, selon Jared Diamond [6], en aucun cas « l’effondrement » de sociétés humaines dans le passé « ne serait attribuable qu’aux seuls dommages écologiques ». Catherine Larrère [7] rappelait récemment une définition que donnait le célèbre forestier environnementaliste américain Aldo Leopold [8], dans la première moitié du 20ème siècle : « Un écologiste est quelqu’un qui a conscience, humblement, qu’à chaque coup de cognée, il inscrit son empreinte sur la terre ». Cette empreinte est devenue telle, depuis la révolution industrielle, liée à l’invention de la machine à vapeur (le brevet de James Watt date de 1784), que la question est désormais posée de la reconnaissance d’une nouvelle époque, l’anthropocène. La stratigraphie statuera, dans les prochaines années, sur le concept de cette nouvelle ère géologique, suggérée par Paul Crutzen [9] (prix Nobel de chimie 1995) au début des années 2000. Le temps d’une évaluation incontestable des ruptures stratigraphiques dans la roche liées aux activités humaines : celles dues à l’augmentation de la teneur en CO2 et plus généralement à l’évolution de la composition de l’atmosphère, que l’on mesure dans les carottes de glace de l’Antarctique ; les traces fossiles des transformations de la faune et de la flore laissées dans les sédiments ; ainsi que les substances nouvelles larguées dans les écosystèmes avec le développement de la chimie depuis 150 ans.

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Le climatologue Claude Lorius [10] racontait en 2011, dans Voyage dans l’anthropocène, comment il a pu découvrir et lire, au cours de sa vie de chercheur, le climat passé de la Terre dans les carottages de glace de l’Antarctique : l’histoire d’une prise de conscience. Dans leur ouvrage paru fin 2013, L’évènement anthropocène, entre science et histoire, Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz [11] « dressent l’inventaire écologique d’un modèle de développement devenu insoutenable ».

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Nous verrons, dans un second article, quels éclairages nous apportent les deux historiens sur la réalité d’un phénomène qui ne devrait plus guère être contesté, mais que rien ne semble devoir arrêter pacifiquement.

 Une nouvelle vision du monde

Le mot anthropocène n’existe pas encore dans le dictionnaire. Littéralement, on peut le traduire par la nouvelle période des humains ou l’âge de l’homme et, s’il est un jour admis comme désignant une nouvelle période géologique, il signifiera que l’action de l’espèce humaine est reconnue comme une véritable force géophysique agissant sur la planète. D’ores et déjà, philosophes et humanistes se saisissent du concept pour réviser l’ambition des Lumières, « l’homme maître de la nature », cette vision du monde qui séparait nature et culture, et donc l’histoire humaine de celle de la Terre et des autres formes de vie. Bruno Latour [12] clame ainsi en 2013 : « l’anthropocène est le concept philosophique, religieux, anthropologique et politique le plus décisif jamais produit comme alternative aux idées de modernité ». Ce que Catherine Larrère [13] explicite : « L’idée que le progrès technique consiste à s’arracher à l’environnement naturel, à le dominer et à en supprimer l’unité et les contraintes a fait son temps ». Elle ajoute : « C’est là la grande leçon philosophique du changement climatique : jusqu’alors, et depuis la période moderne, nous avons construit notre compréhension du monde en séparant sciences de la nature et sciences de l’homme. À présent, nous faisons face à des phénomènes naturels qui sont en même temps des phénomènes humains, et réciproquement ».

Il faut cependant se rappeler que ce tournant de la pensée a commencé longtemps avant l’énoncé du concept. Philippe Descola [14], en introduction de sa leçon inaugurale (en 2001) à la chaire d’Anthropologie de la nature du Collège de France (une chaire qu’il occupe toujours), évoquait Alexandre Humboldt, grand “découvreur” des peuples amérindiens au tout début du 19ème siècle, en ces termes : « Il eut l’intuition, en somme, que l’histoire naturelle de l’homme était inséparable de l’histoire humaine de la nature ». P. Descola relate aujourd’hui ses propres observations des cosmologies amérindiennes d’Amazonie qui traitent à égalité humains et non-humains, chez des peuples qui ignorent la dualité nature/société : « pour les Amérindiens, les non-humains (animaux, plantes) sont au cœur de la vie sociale » [15]. Catherine et Raphaël Larrère [16] analysaient en 1997 que géocentrisme et anthropocentrisme ne sont plus de mise en regard de la nature : « Le bon usage d’aujourd’hui doit être éco-centré. Nous avons besoin d’une vision objective de la nature, informée par la science. En rejetant le géocentrisme, la modernité, du point de vue de la connaissance, s’est décentrée : l’univers n’a plus de centre, la Terre est une planète parmi d’autres, où l’homme n’occupe pas une place centrale. Nous devons accommoder notre situation éthique à ce premier décentrement théorique. Nous devons enfin tirer les conséquences de ce que l’homme n’a pas été fait à l’image de Dieu, mais a évolué dans une interaction avec toutes les autres espèces auxquelles il est apparenté ». Ils rappelaient aussi ce qu’exprimait plus tôt Aldo Leopold sur le terrain : « L’homme fait partie de communautés biotiques. Non seulement il en dépend, branché qu’il est sur des chaînes trophiques, mais il leur imprime sa marque, car, s’il est inscrit dans la nature, l’homme y est nécessairement actif » [17].

Reconnaître l’anthropocène pourrait-il laisser entendre que l’aliénation de l’homme, se rappelant ses racines dans la nature, ne serait plus aujourd’hui d’abord de nature sociale ? Yves Coppens [18] mettait encore en compétition, lors de sa leçon de clôture au Collège de France en 2005, l’évolution naturelle et l’évolution culturelle. Parlant de l’évolution de l’outil chez le genre homo sapiens : « La culture naît un beau jour alors que son auteur est encore très inféodé au monde naturel dont il est issu. Son évolution biologique se poursuit ainsi longtemps sur sa lancée, emportant avec elle ses cultures qui évoluent, certes, mais de manière discrète et décalée ; la nature va alors plus vite que la culture. Mais la culture est insidieuse, elle progresse dans l’ombre, atteint la même vitesse que la nature et la dépasse. Dans le cas précis, qui ne peut bien sûr être pour le moment généralisé, c’est aux alentours de 100.000 années que se situe ce point d’inversion des vitesses. Cette démonstration de l’incroyable croissance de la culture est évidemment celle de l’accroissement de nos connaissances et, par suite, celle du développement de notre liberté ». Ainsi, pour Yves Coppens, l’aliénation des hommes était d’abord dans leur soumission à la nature et leur liberté naîtra de la culture. C’est peut-être au fond ce que suggérait avec force le philosophe Jean-Michel Besnier [19] lorsqu’il écrivait, dans un article consacré aux Lumières, en 2006 : « l’horreur suscitée par la volonté humaine quand elle prétend faire l’histoire, traduit un attachement résolument antimoderne au destin, une aveugle soumission à l’ordre des choses. C’est pourquoi la tentation de reconstituer un rapport de proximité, sinon de fusion, avec la nature n’est jamais anodine et toujours contraire à la dynamique appelée par le progrès ». Un point de vue abrupt que nous récusions dans un précédent article de la GR [20].

On voit là s’ouvrir une controverse autour de la reconnaissance de l’anthropocène qu’anticipaient Catherine et Raphaël Larrère [21], lorsqu’ils nous rappelaient “l’appel de Heidelberg”, réunissant de prestigieuses signatures scientifiques et lancé parallèlement au sommet de Rio, en 1992 : « Nous exprimons la volonté de contribuer pleinement à la préservation de notre héritage commun, la Terre. Toutefois, nous nous inquiétons d’assister, à l’aube du 21ème siècle, à l’émergence d’une idéologie irrationnelle qui s’oppose au progrès scientifique et industriel et nuit au développement économique et social ». Mais C. et R. Larrère témoignaient que « d’autres scientifiques leur répliquèrent que les Lumières avaient changé de camp. Les sciences sûres d’elles sont devenues conservatrices et s’opposent aux progrès des connaissances. Ce sont justement les développements les plus récents des savoirs, non des frayeurs irrationnelles ou des fantasmes collectifs, qui ont contribué à la prise de conscience des menaces sur l’environnement ». Nous avions également déjà cité ces propos dans la GR [22].

L’analyse de Catherine Larrère [23], prenant appui sur ce qu’André Gorz appela “l’écologie politique”, qui devait « instaurer de nouveaux rapports des hommes à la collectivité, à leur environnement, à la nature », révèle que l’anthropocène constitue bien un tournant qui reste à négocier : « De Leopold à Gorz, le rapport entre le naturel et le social s’inverse. Pour Leopold, la nature vient en premier : “en transformant nos rapports à la nature, nous pouvons espérer améliorer nos rapports sociaux”. Pour Gorz, la société est nommée d’abord, la nature relève des conséquences : “en transformant nos rapports sociaux, nous pouvons espérer être mieux en accord avec la nature”. Cela ne va pas de soi, ni dans un sens, ni dans un autre ». Nous essaierons de décrypter, à la lecture de l’ouvrage de Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz, quels faits plaident dans un sens ou dans l’autre.


[1Alain Pavé, La nécessité du hasard, éd. EDP Sciences, 2007.

[2Gilles Bœuf, La biodiversité, de l’océan et la forêt, à la cité, leçon inaugurale du cours Biodiversité, ses croisement avec l’humanité, au Collège de France, chaire Développement durable, environnement, énergie et société, le 19 déc. 2013.

[3Guy Evrard, Quel(s) équilibre(s) démographique(s) sur notre planète ?
I. GR 1097, pp. 12-14.

[4Guy Evrard, Un humaniste chez les pithécanthropes, GR 1136, nov. 2012, pp. 5-11.

[5Quand la Terre perdra-t-elle ses océans ? Communiqué de presse du CNRS le 11 déc. 2013. Revue Nature le 12 déc. 2013. Dernières nouvelles de l’INSU n°209, déc. 2013. http://www.insu.cnrs.fr/node/4649?utm_source=DNI&utm_medium=email&utm_campaign=DNI

[6Jared Diamond, Effondrement (Collapse, 2005), éd. Gallimard, folio essais, 2006.

[7Catherine Larrère
- Qu’est-ce qu’être écologiste ?, rencontre Reporterre, 19 /12/2013.http://www.reporterre.net/spip.php?article5175
- Qu’est-ce qu’un écologiste ?, Fondation de l’écologie politique, le 28 jan. 2014. http://www.fondationecolo.org/blog/Qu-est-ce-qu-un-ecologiste

[8Aldo Leopold, Almanach d’un Comté des sables (Sand country almanac, 1949), éd. Aubier, 1995.

[9Paul Crutzen, dans (11), p. 18.

[10Claude Lorius et Laurent Carpentier, Voyage dans l’anthropocène, éd. Actes Sud, Sciences humaines, 2011.

[11Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz, L’évènement anthropocène, éd. Seuil, oct. 2013.

[12Bruno Latour, dans 11, p. 36.

[13Catherine Larrère : « Il faut sortir de l’idée du combat et apprendre à coopérer avec la nature », l’Humanité, 17 juil. 2013. Et dans Penser un monde nouveau, éd. l’Humanité, déc. 2013, pp. 32-35.

[14Philippe Descola, Anthropologie de la nature, leçon inaugurale au Collège de France le 29 mars 2001. http://books.openedition.org/cdf/1330

[15Philippe Descola, Mondes réels et mondes possibles, les Fondamentales du CNRS, Paris, la Sorbonne, le 15 nov. 2013.

[16Catherine et Raphaël Larrère, Du bon usage de la nature, éd. Aubier, 1997 et éd. Flammarion, Champs essais, 2009, p. 19.

[17Idem 16, p. 274.

[18Yves Coppens, Histoire de l’homme et changements climatiques, leçon de clôture au Collège de France le 21 juin 2005, éd. Fayard, 2006, pp. 77-78.

[19Jean-Michel Besnier, Arrête-t-on le progrès ?, Télérama hors-série, Les lumières, des idées pour demain, mars 2006, pp. 51-53.

[20Guy Evrard, Jean-Jacques Rousseau à la grande relève, GR 1134, août-septembre 2012, pp. 8-13.

[21C. et R. Larrère, idem 16, pp. 7-8.

[22Guy Evrard, Changement climatique : de la controverse au débat démocratique, GR 1118, p. 7-10.

[23C. Larrère, dans 7, Qu’est-ce qu’un écologiste ?