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Impossible !
Tout le monde pensait que c’était impossible.
Un jour, l’homme vint qui ne le savait pas.
Et il le fit !
Epictète
Philosophe grec de l’école stoïcienne
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L’économie distributive
Un regard sur ce que l’on appelle "la crise" et les contradictions de notre temps avant d’aborder les aspects écologiques des principes de l’économie distributive.
Nous sommes en 1992. Examinons ce qui peut être un répit momentané puis venons à l’analyse distributiste.
Avec lucidité reconnaissons [la pollution intellectuelle concernant le principe de marchandisation systématique].
Les emplois utiles, la nécessaire création de monnaie pour développer des projets, comment renverser la vapeur et trouver l’équilibre ?
Enfin, nos propositions essentielles pour développer une économie évolutive au service de tous.
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Justice et Equité
Dialogue entre Cimourdin, Républicain conventionnel et Gauvin le Républicain révolutionnaire et généreux... (Quatrevingt-Treize - 1874)
Cimourdin - La république c’est deux et deux font quatre. Quant j’ai donné à chacun ce qui lui revient...
Gauvin - Il vous reste à donner à chacun ce qui ne lui revient pas.
Cimourdin - Qu’entends-tu par là ?
Gauvin - J’entends l’immense concession réciproque que chacun doit à tous et que tous doivent à chacun, et qui est toute la vie sociale.
Cimourdin - Hors du droit strict, il n’y a rien.
Gauvin - Il y a tout !
Cimourdin - Je ne vois que la justice...
Gauvin - Moi je regarde plus haut.
Cimourdin - Qu’y a-t-il donc au dessus de la Justice ?
Gauvin - L’Équité ! ...
Vous voulez les misérables secourus, moi je veux la misère supprimée.
Vous voulez l’impôt proportionnel, moi je ne veux point d’impôt du tout. Je veux la dépense commune réduite à sa plus simple expression et payée par la plus-value sociale.
Victor HUGO
Poète, dramaturge et prosateur romantique
considéré comme l’un des plus importants écrivains de langue française
Personnalité politique et intellectuel engagé du XIXe siècle
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Création de monnaie ex nihilo par les banques
"Dans son essence, la création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique à la création de monnaie par des faux monnayeurs "
Maurice ALLAIS
Prix Nobel d’économie
Diplômé de l’Ecole Polytechnique
Diplômé de l’Ecole des Mines
Faculté des Sciences de Paris
Renommé pour sa Théorie quantitative de la monnaie
Prix de la Banque Suède en sciences économiques 1988
Médaille d’Or du CNRS 1978
Membre de l’Académie des sciences morales et politiques
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Vivre comme des frères
Il faut apprendre à vivre ensemble comme des frères,
sinon nous allons périr ensemble comme des imbéciles.
Martin LUTHER KING 1929-1968
Militant des Droits de l’Homme
Pasteur, Ecrivain, Pacifiste
Prix Nobel de la Paix (1964)
Médialle d’Or du Congrès (2004)
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Où est le défaut du mécanisme ?
Pourquoi la monnaie, dont l’invention et l’utilité apparaissent pourtant évidentes, est-elle devenue l’instrument de l’injustice ? La réponse saute aux yeux dès qu’on y réfléchit. La réponse, détaillée de quelques chiffres dans cet article.
L’essentiel (85%) de la masse monétaire n’est pas créé par l’état, dont c’est, pourtant, le droit régalien.
Ce privilège a été arbitrairement abandonné aux banques de crédit.
Contrairement à une idée fort répandue, ces banques “de second rang” ne se contentent pas de prêter aux uns ce que d’autres ont déposé chez elles.
Elles créent l’argent ex nihilo, sous forme de dettes
et en retirent un intérêt quand leurs clients remboursent leur dette.
C’est ainsi que le choix des investissements est basé exclusivement sur la rentabilité. |
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La croissance
"Celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou ...
... ou un économiste capitaliste
Capitaliste
Le capitalisme est un concept à la fois économique, sociologique et politique. Caractérisant un système s’appuyant la propriété privée des moyens de production, sa définition donne lieu à des variations et dans le temps, et en fonction des sensibilités politiques des personnes qui emploient le terme.
Toutefois, l’une de ses composantes de base est, via la recherche du profit, l’accumulation du capital, qu’elle s’accompagne de l’exploitation de l’homme par l’homme selon Karl Marx, ou qu’elle résulte de l’éthique des premiers entrepreneurs refusant le luxe et la consommation selon Max Weber.
."
Association pour l’Économie Distributive
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L’art de la politique
La politique est l’art d’obtenir de l’argent des riches et des suffrages des pauvres, sous le prétexte de les protéger les uns des autres.
Jules MICHELET 1798-1874
Historien français
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Un Nobel de littérature s’exprime sur la démocratie “moderne”
« Nous vivons une époque où l’on peut tout discuter mais, étrangement, il y a un sujet qui ne se discute pas, c’est la démocratie. C’est quand même extraordinaire que l’on ne s’arrête pas pour s’interroger sur ce qu’est la démocratie, à quoi elle sert ? C’est comme la sainte Vierge, on n’ose pas y toucher. On a le sentiment que c’est une donnée acquise. Or il faudrait organiser un débat de fond à l’échelle internationale sur ce sujet et là, certainement, nous en arriverions à la conclusion que nous ne vivons pas dans une démocratie, qu’elle n’est qu’une façade.
Bien sûr on pourra me rétorquer que, en tant que citoyen et grâce au vote, on peut changer un gouvernement ou un président, mais ça s’arrête là. Nous ne pouvons rien faire de plus, car le vrai pouvoir aujourd’hui, c’est le pouvoir économique et financier, à travers des institutions et des organismes comme le Fonds monétaire international ou l’Organisation mondiale du commerce qui ne sont pas démocratiques. Nous vivons dans une ploutocratie.
La vieille phrase “la démocratie, c’est le gouvernement du peuple par et pour le peuple” est devenue “le gouvernement par les riches et pour les riches” ».
José SARAMAGO
écrivain et journaliste portugais
Prix Nobel de littérature
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Seul, je suis trop petit pour changer quelque chose
Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit
pour pouvoir changer quelque chose,
essayez donc de dormir avec un moustique...et
vous verrez lequel des deux empêche l’autre de dormir.
Le Dalaï Lama
Le plus haut chef spirituel (religieux) du Tibet
Chef du gouvernement tibétain en exil de 1959 à 2011
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Formatage des esprits
"Une forme historique et très particulière d’organisation des marchés parait naturelle et éternelle, alors qu’on envisage froidement que la nature elle-même, en tout cas la Terre, et les humains avec, puisse disparaître."
Bruno LATOUR
Philosophe et sociologue des sciences
Directeur scientifique de Sciences-Po Paris
et en appui de cette déclaration, il cite :
"Il est plus facile aujourd’hui d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme
Capitalisme
Le capitalisme est un concept à la fois économique, sociologique et politique. Caractérisant un système s’appuyant la propriété privée des moyens de production, sa définition donne lieu à des variations et dans le temps, et en fonction des sensibilités politiques des personnes qui emploient le terme.
Toutefois, l’une de ses composantes de base est, via la recherche du profit, l’accumulation du capital, qu’elle s’accompagne de l’exploitation de l’homme par l’homme selon Karl Marx, ou qu’elle résulte de l’éthique des premiers entrepreneurs refusant le luxe et la consommation selon Max Weber.
capitalisme
."
Fredric JAMESON
Critique littéraire et théoricien politique américain
(paru en 2003 dans New Left Review)
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Le danger des pantoufles
Aussi dangereux que le bruit des bottes, ...
le silence des pantoufles ?
Le Dalaï Lama
Le plus haut chef spirituel (religieux) du Tibet
Chef du gouvernement tibétain en exil de 1959 à 2011
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Droits bafoués, conquêtes sociales annulées...
"...On dirait que le peuple tombe de plus en plus dans l’indifférence, que les droits qui lui ont coûté le plus cher, ont cessé de lui paraître précieux, qu’il voit sans inquiétude violer ou éluder les lois qu’il a eu le plus de peine à conquérir et qu’il laisse sortir de sa mémoire tout ce qu’ont fait ses pères, et que le peuple se montre disposé à souffrir ce qu’il n’eut jamais supporté auparavant..."
Alexis de TOCQUEVILLE
...déjà en 1843 ! |
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Stupéfaction
Si nous faisions tout ce dont nous sommes capables,
nous en serions littéralement stupéfaits !
Thomas A. EDISON
Inventeur, industriel américain
Fondateur de General Electric
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La terre est riche mais...
"La terre fournit suffisamment de ressources pour répondre aux besoins de tous les humains, mais elle ne fournira jamais assez pour satisfaire l’avidité de quelques-uns."
Mahatma GANDHI
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Les Hommes...
Les hommes…
ils perdent la santé pour accumuler de l’argent,
ensuite ils perdent de l’argent pour essayer de recouvrer la santé.
Et à penser anxieusement au futur,
ils oublient le présent de telle sorte qu’ils finissent
par non vivre ni le présent ni le futur.
Ils vivent comme si ils n’allaient jamais mourir…
…et meurent comme si ils n’avaient jamais vécu !
Le Dalaï Lama
Le plus haut chef spirituel (religieux) du Tibet
Chef du gouvernement tibétain en exil de 1959 à 2011 |
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La crise des ânes
Fable inspirée d’une nouvelle de Faulkner écrite … en 1931 !
Cette fable paysanne illustre parfaitement le fonctionnement de ce qu’on appelle "la crise financière" ...
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En guise de vœux pour 2012
Le courage, c’est d’être tout ensemble, et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale. Le courage, c’est de surveiller exactement sa machine à filer ou tisser, pour qu’aucun fil ne se casse, et de préparer cependant un ordre social plus vaste et plus fraternel où la machine sera la servante commune des travailleurs libérés. Le courage, c’est d’accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l’art, d’accueillir, d’explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d’éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l’organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes. Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir, mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.
Jean JAURES, 1903.
Homme politique français, né à Castres (Tarn)
le 3/09/1859 et mort assassiné à Paris le 31/7/1914.
Orateur et parlementaire socialiste, Pacifiste
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Que devient la libre entreprise ? Et la PME ?
La libre entreprise est bien plus facile en économie distributive, qu’aujourd’hui, en économie capitaliste
Capitaliste
Le capitalisme est un concept à la fois économique, sociologique et politique. Caractérisant un système s’appuyant la propriété privée des moyens de production, sa définition donne lieu à des variations et dans le temps, et en fonction des sensibilités politiques des personnes qui emploient le terme.
Toutefois, l’une de ses composantes de base est, via la recherche du profit, l’accumulation du capital, qu’elle s’accompagne de l’exploitation de l’homme par l’homme selon Karl Marx, ou qu’elle résulte de l’éthique des premiers entrepreneurs refusant le luxe et la consommation selon Max Weber.
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En économie distributive, c’est d’une coopérative qu’il s’agit. Pour la lancer, ces coopérateurs doivent d’abord en faire le projet : évaluer, comme dans l’économie actuelle, leurs besoins en terrains, bâtiments, matières premières, etc. Et aussi dire ce qu’ils prévoient de fournir, délais et quantités.
Et c’est publiquement qu’un projet est présenté, dans une société distributive dont les institutions versent aux proposants un revenu suffisant pour leur fournir les moyens de le réaliser et de le faire fonctionner. …
Pas question que l’entreprise ait ensuite à rembourser cet apport, encore moins de payer des intérêts à qui que ce soit. La seule obligation de l’entreprise est de remplir son contrat en fournissant les produits comme prévu, en quantité, en qualité, et en temps, pour qu’ils soient vendus aux consommateurs aux prix fixés.
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Si vous n’agissez pas...
"Si vous laissez les sociétés grecque, irlandaise, portugaise, espagnole, être détruites sur l’autel de la dette et des banques, très vite viendra votre tour.
(...)
Révoltez-vous !" |
Mikis THEODORAKIS
Compositeur, Penseur
Homme politique grec
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Justice et Liberté
"J’ai la conviction que l’Univers est à la recherche d’une harmonie faite de Justice et de Liberté."
Martin LUTHER KING 1929-1968
Militant des Droits de l’Homme
Pasteur, Ecrivain, Pacifiste
Prix Nobel de la Paix (1964)
Médialle d’Or du Congrès (2004) |
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Un Nobel de littérature s’exprime sur la démocratie “moderne”
« Nous vivons une époque où l’on peut tout discuter mais, étrangement, il y a un sujet qui ne se discute pas, c’est la démocratie. C’est quand même extraordinaire que l’on ne s’arrête pas pour s’interroger sur ce qu’est la démocratie, à quoi elle sert ? C’est comme la sainte Vierge, on n’ose pas y toucher. On a le sentiment que c’est une donnée acquise. Or il faudrait organiser un débat de fond à l’échelle internationale sur ce sujet et là, certainement, nous en arriverions à la conclusion que nous ne vivons pas dans une démocratie, qu’elle n’est qu’une façade.
Bien sûr on pourra me rétorquer que, en tant que citoyen et grâce au vote, on peut changer un gouvernement ou un président, mais ça s’arrête là. Nous ne pouvons rien faire de plus, car le vrai pouvoir aujourd’hui, c’est le pouvoir économique et financier, à travers des institutions et des organismes comme le Fonds monétaire international ou l’Organisation mondiale du commerce qui ne sont pas démocratiques. Nous vivons dans une ploutocratie.
La vieille phrase “la démocratie, c’est le gouvernement du peuple par et pour le peuple” est devenue “le gouvernement par les riches et pour les riches” ».
José SARAMAGO
écrivain et journaliste portugais
Prix Nobel de littérature
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Programme issu du Conseil National de la Résistance
Le programme issu du Conseil National de la Résistance fut le ciment des différentes familles de la Résistance et elles le votèrent à l’unanimité. Il définissait les valeurs de la France pour les années à venir, après la victoire.
Deux points importants en étaient :
la liberté de la presse et
la fin des féodalités économiques.
Il est aujourd’hui progressivement démantelé par la droite des affaires.
C’est grave, mais on va gagner... »
Stéphane HESSEL
Ancien résistant
Ancien Ambassadeur de France
Ecrivain et militant politique français
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Extraits du discours de Pierre Mendès-France
« Nos partenaires (européens) veulent conserver l’avantage commercial qu’ils ont sur nous du fait de leur retard en matière sociale. Notre politique doit continuer à résister coûte que coûte, à ne pas construire l’Europe dans la régression au détriment de la classe ouvrière (…)
Il est prévu que le Marché commun comporte la libre circulation des capitaux. Or si l’harmonisation des conditions concurrentielles n’est pas réalisée et si, comme actuellement, il est plus avantageux d’installer une usine ou de monter une fabrication donnée dans d’autres pays, cette liberté de circulation des capitaux conduira à un exode des capitaux français (…)
Les capitaux ont tendance à quitter les pays socialisants et leur départ exerce une pression dans le sens de l’abandon d’une politique sociale avancée. On a vu des cas récents où des gouvernements étrangers ont combattu des projets de lois sociales en insistant sur le fait que leur adoption provoquerait des évasions de capitaux (…)
L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement “une politique”, au sens le plus large du mot, nationale et internationale. »
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Un emploi pour tous ?
« Si un homme du XIXème siècle pouvait débarquer dans notre actualité, la première chose dont il s’étonnerait serait l’épuisement complet, l’assèchement radical, le tarissement de toute imagination politique ! Comment est-il possible qu’avec tant de possibilités technologiques, qu’avec autant de richesses matérielles et immatérielles accumulées, avec une telle diffusion de savoir-faire, avec un tel développement de la science, les syndicats et les partis politiques accouchent d’un vide d’action et de proposition ?
Un militant de gauche serait tout simplement effaré par la proposition majoritaire de la gauche : « un emploi pour tous ».
À ses oreilles éveillées par des débats autrement passionnés sur les mille manières d’abolir et de dépasser l’esclavage du travail salarié, ce mot d’ordre sonnerait comme celui d’une nouvelle servitude : nous voulons des patrons. »
Maurizio LAZZARATO 2005
Sociologue et philosophe italien
indépendant, résidant à Paris
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Avenir de l’humanité
"J’ai très peur que notre espèce ne soit sur le point d’échouer."
Jacques MONOD 1910-1976
Biologiste et biochimiste - Institut Pasteur de Paris
Prix Nobel de Physiologie ou médecine (1965)
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La concurrence doit-elle être supprimée ?
N’est elle pas utile pour stimuler le progrès technique ?
En économie distributive, la concurrence, la compétition, la rivalité sont remplacées par la coopération, comme par exemple dans la production du logiciel libre et gratuit, à la disposition de tous.
La coopération a le gros avantage de supprimer tout frein, toute réserve à la diffusion d’inventions, dont tout le monde peut ainsi profiter : plus de “secret de fabrication” et plus de brevets qui limitent la diffusion des connaissances.
Mais rien n’empêche d’encourager l’innovation, de stimuler l’invention.
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Liberté de choisir l’activité
"C’est une société de travailleurs que l’on va délivrer des chaines du travail, et cette société ne sait plus rien des activités hautes et plus enrichissantes pour lesquelles il vaudrait la peine de gagner cette liberté."
Hannah ARENDT
Philosophe allemande naturalisée américaine,
connue pour ses travaux sur l’activité politique,
le totalitarisme et la modernité.
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Quoi de plus résistant qu’un préjugé ?
Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé !
Albert EINSTEIN
Mathématicien et physicien théoricien
Auteur de la relativité restreinte (1905)
Auteur de la théorie de la gravitation dite relativité générale (1915)
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Quand ils sont venus…
A méditer … par tous les individualistes qui ne bougent que s’ils se sentent directement concernés, ce poème, écrit à Dachau…
Quand ils sont venus
chercher les communistes
je n’ai rien dit
je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus
chercher les syndicalistes
je n’ai rien dit
je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus
chercher les juifs
je n’ai rien dit
je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus
chercher les catholiques
je n’ai rien dit
je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
et il ne restait plus personne
pour protester.
Pasteur Martin NIEMOLLER
Pasteur et Théologien allemand |
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Urgence
La société dans laquelle nous vivons ressemble à une espèce d’avion de ligne où tous les voyants seraient au rouge dans le cockpit, et qu’à l’arrière on continue soit à boire le champagne, soit éventuellement à se quereller.
Nicolas HULOT
journaliste-reporter
animateur-producteur de télévision
écrivain français |
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Folie
La folie est de toujours se comporter de la même manière...
et de s’attendre à un résultat différent.
Albert EINSTEIN
Mathématicien et physicien théoricien
Auteur de la relativité restreinte (1905)
Auteur de la théorie de la gravitation dite relativité générale (1915)
Auteur de l’équation E=mc2,
qui établit une équivalence entre la matière et l’énergie d’un système.
Prix Nobel de physique
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Et si les riches s’expatrient ou vont placer leur argent à l’étranger ? Que se passe-t-il ?
En économie distributive, il est impossible de placer son “argent“ où que ce soit, puisqu’il ne circule pas !
Si quelqu’un veut s’expatrier, pas de problème. L’avoir inscrit sur son compte est un pouvoir d’achat sur des produits en vente dans son pays.
Il peut donc le dépenser en achetant ce qu’il veut, l’emporter et le revendre dans le pays où il s’installe.
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La Bourse : Que devient-elle ?
En économie distributive, il n’y a plus d’actionnaire.
La monnaie n’est plus une denrée sur laquelle il est possible de spéculer. Elle ne circule pas. Il n’y a plus de marché "financier".
La Bourse est inutile, il n’y en a plus besoin.
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La fin de quel travail ?
Chiffres à l’appui, force est de constater que les problèmes de production sont résolus par les progrès de la science et des techniques, mais que, dans le système économique actuel du marché capitaliste
Capitaliste
Le capitalisme est un concept à la fois économique, sociologique et politique. Caractérisant un système s’appuyant la propriété privée des moyens de production, sa définition donne lieu à des variations et dans le temps, et en fonction des sensibilités politiques des personnes qui emploient le terme.
Toutefois, l’une de ses composantes de base est, via la recherche du profit, l’accumulation du capital, qu’elle s’accompagne de l’exploitation de l’homme par l’homme selon Karl Marx, ou qu’elle résulte de l’éthique des premiers entrepreneurs refusant le luxe et la consommation selon Max Weber.
, cela aboutit à une précarisation de plus en plus grande de la majeure partie de la population.
Ce numéro spécial de La Grande Relève analyse la « valeur » attribuée au travail pendant l’ère industrielle et la démythifie en soulignant les différences entre activité et travail salarié. Il évoque les tentatives de récupération qui profitent de la confusion entre travail salarié et activité.
Pour indispensables qu’elles soient, les propositions des partis qui se disent “progressistes” ne sont que des rustines qui se décolleront vite à l’épreuve de l’accélération du chômage que les progrès des techniques rendent inévitable.
La dernière partie du journal explique comment les propositions d’économie distributive, avec l’instauration de « contrats civiques », permettent de libérer l’homme de sa soumission à la finance, en mettant l’économie au service de tous.
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Quand le dernier arbre sera abattu
Quand le dernier arbre sera abattu
La dernière rivière asséchée,
Le dernier poisson pêché,
Les hommes vont s’apercevoir
Que l’argent n’est pas comestible. |
Paroles amérindiennes
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3 millions de chercheurs...
On dit qu’il y a 3 millions de personnes qui veulent du travail...
C’est pas vrai, de l’argent leur suffirait.
COLUCHE
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Le pouvoir des marchés
"Les Etats ont abandonné leur souveraineté aux marchés qui on désormais le pouvoir de renverser des gouvernements démocratiques."
Alberto GARZON
Candidat d’Izquierda Unida à Malaga,
économiste de vingt-six ans,
il est l’une des figures du mouvement des Indignés.
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Qui fixe les prix des Biens & Services ?
Dans une société distributive, ce ne sont plus les marchés "financiers" qui décident : il n’y a plus d’actionnaires !
Les prix sont “politiques” : ils sont discutés et fixés quand la collectivité décide des projets qui vont être financés.
L’informatique est là pour permettre ensuite les corrections nécessaires.
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Chômage et mythe du "Plein Emploi"
Le plein emploi qui est à rechercher est le celui des techniques, celui des machines qui peuvent soulager le travailleur. Mais dans la logique du système économique actuel, marchand et capitaliste
Capitaliste
Le capitalisme est un concept à la fois économique, sociologique et politique. Caractérisant un système s’appuyant la propriété privée des moyens de production, sa définition donne lieu à des variations et dans le temps, et en fonction des sensibilités politiques des personnes qui emploient le terme.
Toutefois, l’une de ses composantes de base est, via la recherche du profit, l’accumulation du capital, qu’elle s’accompagne de l’exploitation de l’homme par l’homme selon Karl Marx, ou qu’elle résulte de l’éthique des premiers entrepreneurs refusant le luxe et la consommation selon Max Weber.
, non seulement le plein emploi de tous est un mythe, mais moins de travail signifie pour le salarié perte de revenu, précarité, exclusion.
Or la diminution du travail salarié est ce que recherchent la plupart des entreprises, ... mais pour diminuer leurs coûts afin de pouvoir servir à leurs actionnaires des rentes plus confortables.
Dans cette logique capitaliste
Capitaliste
Le capitalisme est un concept à la fois économique, sociologique et politique. Caractérisant un système s’appuyant la propriété privée des moyens de production, sa définition donne lieu à des variations et dans le temps, et en fonction des sensibilités politiques des personnes qui emploient le terme.
Toutefois, l’une de ses composantes de base est, via la recherche du profit, l’accumulation du capital, qu’elle s’accompagne de l’exploitation de l’homme par l’homme selon Karl Marx, ou qu’elle résulte de l’éthique des premiers entrepreneurs refusant le luxe et la consommation selon Max Weber.
, la courbe du chômage et celle des rentes des actionnaires grimpent au même rythme, car dès qu’une entreprise cotée en Bourse annonce des “dégraissages”, c’est une perspective de bénéfices qui fait monter le cours de son action !
Pour mettre fin à cette situation de plus en plus insupportable pour la population active, il faut sortir de cette logique, il faut absolument changer les bases de ce système économique qui, pour que ses entreprises soient prospères est amené à condamner ses travailleurs à la misère.
D’où la nécessité de passer à un système distributif.
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Mauvais signe
Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être
bien adapté à une société profondément malade...
Jiddu KRISHNAMURTI
philosophe d’origine indienne
promoteur d’une éducation alternative
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La vraie charité
La vraie charité ne consiste pas à jeter une piécette à un mendiant.
Elle conduit à penser qu’un édifice social où sont produit des mendiants a besoin d’être remodelé.
Martin LUTHER KING 1929-1968
Militant des Droits de l’Homme
Pasteur, Ecrivain, Pacifiste
Prix Nobel de la Paix (1964)
Médialle d’Or du Congrès (2004)
Cette citation peut être rapprochée de celle de Victor Hugo qui figure sur le bandeau d’entête des pages de notre site internet et sous le titre de la Grande Relève
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Un postulat faux !
There Is No Alternative ! (TINA)
(en français : « Il n’y a pas d’alternative » ) est un slogan politique attribué à Margaret Thatcher lorsqu’elle était Premier ministre du Royaume-Uni.
Elle exprimait ainsi sa conviction que la mondialisation capitaliste
Capitaliste
Le capitalisme est un concept à la fois économique, sociologique et politique. Caractérisant un système s’appuyant la propriété privée des moyens de production, sa définition donne lieu à des variations et dans le temps, et en fonction des sensibilités politiques des personnes qui emploient le terme.
Toutefois, l’une de ses composantes de base est, via la recherche du profit, l’accumulation du capital, qu’elle s’accompagne de l’exploitation de l’homme par l’homme selon Karl Marx, ou qu’elle résulte de l’éthique des premiers entrepreneurs refusant le luxe et la consommation selon Max Weber.
dirigée par le marché (financier) était inévitable, que tout autre organisation de l’économie était donc absolument impossible, inimaginable.
Cette conviction, largement et savamment répandue, est le fondement-même du libéralisme économique : il ne faut surtout pas chercher à orienter l’économie vers l’intérêt général, il faut au contraire laisser faire les marchés.
Or cette affirmation repose sur un postulat : l’intérêt général est la somme des intérêts particuliers, donc si chacun ne poursuit que son intérêt personnel, le marché qui en résulte va conduire “forcément” à la meilleure solution pour tous. Ce postulat d’une “main invisible ” du marché, qui trouverait miraculeusement la meilleure organisation possible, a évidemment, pour “les décideurs”, le mérite de les dégager de toute responsabilité économique …
Mais les faits sont là : depuis que cette idéologie mène le monde, c’est-à-dire depuis le début des années 1980, elle a contribué à l’enrichissement des plus riches et déshérité une part croissante de la population mondiale. Le postulat sur lequel elle repose est visiblement FAUX
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Le pouvoir de dire Non !
Il existe dans toutes les langues un mot généralement très bref : no, ou non.
À la minute même où les travailleurs comprennent que le choix leur est offert de dire oui quand ils pensent oui et non lorsqu’ils pensent non, le travail devient le maître et le capital l’esclave.
Mahatma Gandhi
(Conférence au Victoria-Hall de Genève en 1931)
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Quelle évolution ?
Puisqu’on sait produire plus avec de moins en moins de travail humain, l’évolution peut mener non pas vers l’exclusion, mais vers la libération du travail tel qu’il est conçu actuellement, l’abolition du salariat venant après celle de l’esclavage.
Puisqu’on ne peut pas corriger les effets pervers du système actuel, il faut imaginer d’autres règles du jeu. Pour que la mutation que vit l’humanité dans tous les domaines soit orientée vers d’autres fins que celles, catastrophiques, où nous mène la quête de rentabilité, le système économique et financier à inventer doit tendre à l’épanouissement de l’homme.
Ceci n’est possible que si on remet en question de fond en comble la logique capitaliste
Capitaliste
Le capitalisme est un concept à la fois économique, sociologique et politique. Caractérisant un système s’appuyant la propriété privée des moyens de production, sa définition donne lieu à des variations et dans le temps, et en fonction des sensibilités politiques des personnes qui emploient le terme.
Toutefois, l’une de ses composantes de base est, via la recherche du profit, l’accumulation du capital, qu’elle s’accompagne de l’exploitation de l’homme par l’homme selon Karl Marx, ou qu’elle résulte de l’éthique des premiers entrepreneurs refusant le luxe et la consommation selon Max Weber.
et les postulats faux sur lesquels elle s’appuie. Il est notamment indispensable de redéfinir les fonctions de la monnaie, d’en changer les mécanismes de création et d’empêcher son accumulation.
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Savoir dire Non
Savoir dire Non aux idées reçues, à la pensée dominante.
Jean-Louis CREMIEUX-BRILHAC
Haut Fonctionnaire, Ancien résistant et Historien
correspondant de l’Institut (Académie des Sciences morales et politiques) |
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Un Etat totalitaire "efficient"
« Un État totalitaire vraiment “efficient” serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d’esclaves qu’il serait inutile de contraindre, parce qu’ils auraient l’amour de leur servitude. La leur faire aimer, telle est la tâche assignée dans les États totalitaires d’aujourd’hui aux ministères de la propagande, aux rédacteurs en chef des journaux et aux maîtres d’école. »
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L’impossible
"C’est en cherchant l’impossible que l’homme a toujours réalisé et reconnu le possible."
Mikhaïl Aleksandrovitch BAKOUNINE
Philosophe, Révolutionnaire,
Théoricien de l’Anarchisme
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L’inaction
Pour triompher, le mal n’a besoin ...
que de l’inaction des gens de bien.
Edmund BURKE
homme politique et philosophe irlandais
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L’association des individus
"La nature humaine ne peut en aucune façon subsister
sans l’association des individus."
David HUME 1711-1776
Philosophe et Historien anglais
Auteur des Essais sur l’entendement humain (1748)
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L’alternative
Le système capitaliste
Capitaliste
Le capitalisme est un concept à la fois économique, sociologique et politique. Caractérisant un système s’appuyant la propriété privée des moyens de production, sa définition donne lieu à des variations et dans le temps, et en fonction des sensibilités politiques des personnes qui emploient le terme.
Toutefois, l’une de ses composantes de base est, via la recherche du profit, l’accumulation du capital, qu’elle s’accompagne de l’exploitation de l’homme par l’homme selon Karl Marx, ou qu’elle résulte de l’éthique des premiers entrepreneurs refusant le luxe et la consommation selon Max Weber.
n’est plus soutenable, mais une alternative est possible, celle de l’économie distributive.
Faisons le point : notre époque est celle de la grande relève des hommes par la science et la technologie.
Regardons les conséquences économiques, sociales, humaines qui découlent de cette relève lorsque la logique capitaliste
Capitaliste
Le capitalisme est un concept à la fois économique, sociologique et politique. Caractérisant un système s’appuyant la propriété privée des moyens de production, sa définition donne lieu à des variations et dans le temps, et en fonction des sensibilités politiques des personnes qui emploient le terme.
Toutefois, l’une de ses composantes de base est, via la recherche du profit, l’accumulation du capital, qu’elle s’accompagne de l’exploitation de l’homme par l’homme selon Karl Marx, ou qu’elle résulte de l’éthique des premiers entrepreneurs refusant le luxe et la consommation selon Max Weber.
pilote l’économie, puis quelles perspectives seraient ouvertes, dans les mêmes conditions, par la logique distributive.
L’organisation distributive est, par essence, un système démocratique, donc évolutif, il n’est donc pas question de le présenter comme un paquet-cadeau, tout ficelé, mais par ses fondements. Et le débat qu’il ouvre est alimenté en permanence dans les colonnes de La Grande Relève
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L’indifférence
Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants,
c’est l’indifférence des bons.
Martin LUTHER KING 1929-1968
Militant des Droits de l’Homme
Pasteur, Ecrivain, Pacifiste
Prix Nobel de la Paix (1964)
Médialle d’Or du Congrès (2004)
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La logique distributive
L’économie distributive est rendue possible par les progrès des sciences et des techniques. Ce n’est pas pour autant une économie de gaspillage, car, faisant passer les intérêts humains avant les impératifs financiers, elle se développe dans le respect de l’environnement en gérant écologiquement les ressources naturelles et humaines.
Quand les équipements fonctionnent avec de moins en moins de travail humain, faire dépendre de ce travail les revenus des ménages, c’est les faire inexorablement diminuer.
L’économie distributive s’adapte au fait que la production peut croître avec les progrès des techniques qui font diminuer l’emploi nécessaire. Un siècle environ après la fin de l’esclavage, elle permet de mettre fin au salariat, ce qui correspond aux possibilités de notre époque.
Pour partager d’une part les richesses, et d’autre part les tâches nécessaires pour les produire,
3 propositions essentielles : |
Le remplacement de la monnaie capitaliste
Capitaliste
Le capitalisme est un concept à la fois économique, sociologique et politique. Caractérisant un système s’appuyant la propriété privée des moyens de production, sa définition donne lieu à des variations et dans le temps, et en fonction des sensibilités politiques des personnes qui emploient le terme.
Toutefois, l’une de ses composantes de base est, via la recherche du profit, l’accumulation du capital, qu’elle s’accompagne de l’exploitation de l’homme par l’homme selon Karl Marx, ou qu’elle résulte de l’éthique des premiers entrepreneurs refusant le luxe et la consommation selon Max Weber.
par une monnaie gagée sur la production, ne permettant pas la spéculation ;
La garantie d’un revenu suffisant pour vivre libre ;
le service civil, pour assurer les tâches essentielles ;
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La monnaie distributive
La monnaie distributive ne circule pas. Elle n’est donc pas constituée de pièces et de billets, mais, comme l’est déjà presque toute la monnaie actuelle (la monnaie bancaire), c’est une monnaie électronique.
L’importance du changement est qu’en économie distributive, “l’argent ne peut plus faire de l’argent”, il sert exclusivement à acheter, dans l’économie réelle : la monnaie distributive est créée par inscription sur un compte, où elle demeure jusqu’à être annulée quand elle est utilisée pour un achat : elle ne circule pas, elle ne se transfère pas.
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Pourquoi ne pas supprimer l’argent ?
Pour éviter le gaspillage.
Les ressources de la nature ne sont pas infinies, ni toutes renouvelables. Il restera donc toujours un certain nombre de biens qu’il importe d’économiser, au sens profond de ce mot. Pour pouvoir gérer les biens à « économiser », il faut les comptabiliser.
C’est pour cela qu’une monnaie est nécessaire, même en économie distributive, où leur saine gestion est rendue possible par une monnaie de consommation, c’est-à-dire par une monnaie qui est créée au même rythme que la production des biens à « économiser », et qui s’annule quand elle permet à ces biens de parvenir à leurs consommateurs.
Ce qu’il faut supprimer dans la monnaie capitaliste
Capitaliste
Le capitalisme est un concept à la fois économique, sociologique et politique. Caractérisant un système s’appuyant la propriété privée des moyens de production, sa définition donne lieu à des variations et dans le temps, et en fonction des sensibilités politiques des personnes qui emploient le terme.
Toutefois, l’une de ses composantes de base est, via la recherche du profit, l’accumulation du capital, qu’elle s’accompagne de l’exploitation de l’homme par l’homme selon Karl Marx, ou qu’elle résulte de l’éthique des premiers entrepreneurs refusant le luxe et la consommation selon Max Weber.
c’est sa fonction d’accumulation : la possibilité qu’avec cette monnaie, « l’argent permet de faire de l’argent ».
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Le bon sens
En déclarant que les propositions qui relèvent de l’élémentaire bon sens sont "irresponsables" et "simplistes", les esprits tortueux parviennent à maintenir le monde dans un magma d’absurdités.
C’est le gros problème de l’économie : le nécessaire est relativement limité et le superflu, sans limite.
Un système qui ne met aucune limite n’a pas de sens.
Pierre RABHI
Agriculteur & philosophe
Essayiste français d’origine algérienne
Inventeur du concept « Oasis en tous lieux » |
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Le danger des banques privées
"Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées prêtes au combat.
Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent l’émission de leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toutes possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession. Jusqu’à ce que leurs enfants se réveillent, sans logis et sans toit, sur le continent que leurs pères ont conquis."
Déclaration de Thomas JEFFERSON en 1802
3ème Président des Etats-Unis de 1801 à 1809
Grande Relève n°1127 |
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Qu’est ce donc que cette Grande Relève ?
L’économie distributive n’est que la conséquence logique du progrès scientifique. C’est la Grande Relève de l’Homme par la machine.
En effet, l’homme a toujours cherché à réduire sa peine pour fabriquer ce dont il a besoin pour subsister. Il a commencé à inventer des outils, qu’il n’a cessé de perfectionner. Lents d’abord, les progrès se sont accélérés et le caractère exponentiel de leur développement au cours des dernières décennies a été tel qu’au moins dans les pays industrialisés, l’homme dispose aujourd’hui d’innombrables esclaves mécaniques, électriques ou électroniques, d’appareils automatiques, programmables ou asservis.
Nous savons même, dans une large mesure, changer la nature, la commander pour lui faire produire ce que nous voulons, comme nous voulons, quand nous voulons.
C’est ainsi que la relève des hommes par la science et la technologie a transformé, en quelques dizaines d’années, les processus de production dans pratiquement tous les domaines et à tous les stades. Elle conduit ainsi l’humanité à un changement de civilisation, certainement le plus profond et le plus rapide de toute l’histoire. Pour résumer en 3 phrases, les conclusions (aujourd’hui très largement partagées) de Jacques Duboin :
| Nous vivons une mutation si rapide que la plupart des gens n’ont pas encore pris la mesure de ses conséquences. |
Les problèmes de la production sont maîtrisés.
Ceux de sa distribution deviennent essentiels. |
Cf. Quelques articles de la Grande Relève
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Que deviennent les entreprises qui fabriquent des produits de luxe ?
En économie distributive, comme aujourd’hui, chacun peut dépenser son revenu comme il veut.
S’il y a une demande de produits de luxe, elle est prise en considération au même titre que tout autre. Les citoyens décident des priorités.
S’ils jugent que ces produits de luxe utilisent beaucoup de matières premières non renouvelables, polluent l’environnement où elles sont utilisées, exigent beaucoup de travail pour lequel il n’y a pas de volontaires, leurs prix sont fixés très haut.
Et comme l’échelle des revenus, n’est plus de 1 à 1000 ou encore pire comme aujourd’hui, il y a moins de demandes pour ces produits : trop chers !
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Pour résoudre les problèmes
On ne peut résoudre les problèmes avec le même état d’esprit
que celui avec lequel ils ont été créés.
Albert EINSTEIN
Mathématicien et physicien théoricien
Auteur de la relativité restreinte (1905)
Auteur de la théorie de la gravitation dite relativité générale (1915)
Auteur de l’équation E=mc2,
qui établit une équivalence entre la matière et l’énergie d’un système.
Prix Nobel de physique
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Menaces sur le genre humain
Les humains doivent faire face à deux ensembles de menaces :
d’une part, celles que leur imposent les contraintes et les limites de la planète,
d’autre part, leur aveuglement qui les incite à lutter les uns contre les autres dans une compétition acharnée, alors que leur aventure collective exige une coopération généralisée.
Tout est prêt, soit pour un brutal suicide nucléaire de notre espèce, soit pour un long enlisement dans les inégalités et les injustices provoquées par l’économie triomphante.
Cependant, l’avenir n’est pas écrit, l’avenir est entre nos mains, si nous le voulons ».
Albert JACQUARD
Généticien, Biologiste et Philosophe
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Les transitions vers l’économie distributive
Comme en témoigne l’expérience actuelle des pays de l’Est, le passage brutal d’un système économique à un autre, fondamentalement différent, peut avoir des conséquences sociales tragiques. Lorsque l’opinion n’a pas été préparée, des réactions divergentes, irraisonnées, risquent de s’opposer et de mener à des luttes stupides et d’autant plus dangereuses que notre monde détient désormais des armes épouvantables.
C’est cette préparation des esprits que notre mensuel La Grande Relève s’est donné pour tâche. Tâche qui s’accompagne d’une réflexion en commun avec ses lecteurs sur les modes de transition.
Réflexion sur l’évolution nécessaire, sur la Redistribution des richesses, sur la mise en place d’une économie alternative en parallèle, sur la monnaie verte, sur la réduction logique de la durée du travail, en commençant par le secteur primaire, et sur la contrepartie incontournable : le contrat civique.
Dans notre conclusion, nous laissons le mot de la fin à Jacques DUBOIN.
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Le revenu social : Qui décide de sa valeur ?
L’économie distributive, c’est l’abolition du salariat, cette « exploitation de l’homme par l’homme ! ».
Le revenu n’est plus le prix auquel un individu arrive à se vendre, quand il le peut, sur le marché du travail. Il est la part, qui lui revient de droit, des richesses produites par la société dont il fait partie.
Ces richesses produites déterminent la masse monétaire dont dispose ce groupe humain.
Chaque région dispose ainsi de son enveloppe.
La politique générale la sépare en deux lignes budgétaires : l’une pour assurer l’économie et les services publics, l’autre pour garantir à chacun, actif ou inactif, et quel que soit son âge, son revenu individuel.
Aucun impôt ni taxe n’est plus nécessaire.
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Décrocher la Lune ?
Il ne sert à rien à l’homme de gagner la Lune s’il vient à perdre la Terre.
François MAURIAC
Ecrivain français
Grand Prix du roman de l’Académie française (1926)
Membre de l’Académie française (1933)
Prix Nobel de littérature (1952)
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Pas de programme ??
"... je donne l’exemple des révolutionnaires de 1789 : ils savaient ce qu’ils ne voulaient pas, mais n’avaient pas de projet précis.
Demander aux altermondialistes quel est leur projet, c’est comme demander, au soir du 14 juillet, à ceux qui avaient pris la Bastille de réciter le premier article de la Constitution de la 1ère République ou de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen !
Le programme du mouvement se fait en marchant. »
Jean ZIEGLER
auteur de Les Nouveaux Maîtres du monde
et ceux qui leur résistent,
Ed. Fayard, Paris, 2002.
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L’économie marchande
Loin d’œuvrer en faveur de l’intérêt général, l’économie marchande n’est que :
"l’art de devenir riche en maintenant son voisin dans la pauvreté" et
"il n’y a rien dans l’histoire d’aussi déshonorant pour l’intelligence humaine que cette idée moderne selon laquelle l’injonction commerciale "achetez au meilleur marché et vendez au plus cher" puisse représenter un principe valable d’économie nationale".
Car pourquoi une chose est-elle bon marché ?
Tout simplement parce que le producteur recourt sans vergogne à "la forme commerciale du vol qui consiste à tirer profit du dénuement d’un homme pour obtenir son travail ou ses biens à prix réduit."
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Domination
"On domine d’autant mieux que le dominé en reste inconscient."
Ignacio RAMONET
Sémiologue du cinéma, Journaliste
Ancien directeur du Monde Diplomatique
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L’utopie
L’utopie, c’est la vérité de demain !
Victor HUGO
Poète, dramaturge et prosateur romantique
considéré comme l’un des plus importants écrivains de langue française
Personnalité politique et intellectuel engagé du XIXe siècle
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Croyance : Si les gens ne sont plus payés en fonction de leur travail, personne ne voudra plus travailler !
C’est Faux ! Par nature, ce dont l’Humain a le plus besoin c’est de lien social !
Informez-vous auprès des gens qui sont dans la situation d’être assuré de recevoir un revenu suffisant pour ne pas être obligé d’occuper un emploi. Sont-ils inactifs ?
Posez cette question, par exemple, à des retraités, mais dont la retraite est suffisante pour qu’ils soient “libres” du souci d’avoir de quoi vivre demain et les jours suivants.
Pratiquement tous vous répondront qu’ils n’arrêtent pas. Certains iront même jusqu’à dire qu’ils travaillent plus que lorsqu’ils étaient dits “en activité”. Mais qu’ils sont heureux de le faire, d’abord parce que c’est une activité qu’ils ont choisie, qu’elle leur donne le sentiment d’être utiles, de voir reconnues leurs capacités, et qu’elle est en outre l’occasion de garder du lien social avec les autres.
Et ceux qui ont la conviction d’être utiles à la collectivité, de travailler en accord avec leurs valeurs éthiques, dans le respect de l’écologie et qui se sentent respectés dans leur activité sociale, disent le plaisir qu’ils éprouvent de faire ce qu’ils font.
Références :
Livre de Bernard Friot L’enjeu des retraites, édité par La Dispute.
Article de la Grande Relève N° 1111 de juillet 2010
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Relativisation du progrès
Si, au temps passé pour parcourir une distance donnée,
on ajoute le temps passé pour gagner l’argent nécessaire
à l’achat du véhicule, du carburant, du garage, au paiement
des impôts qui financent les voies de circulation et les services associés,
notre vitesse moyenne de déplacement est ramenée ...
à celle de la marche à pied.
Ivan ILLICH
Penseur de l’écologie politique
Figure importante de la critique de la société industrielle
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La bêtise
« Ainsi que la plupart des gens de ma génération, j’ai été élevé selon le principe que l’oisiveté est mère de tous vices. Comme j’étais un enfant pétri de vertu, je croyais tout ce qu’on me disait, et je me suis ainsi doté d’une conscience qui m’a contraint à peiner au travail toute ma vie. Cependant, si mes actions ont toujours été soumises à ma conscience, mes idées, en revanche, ont subi une révolution. En effet, j’en suis venu à penser que l’on travaille beaucoup trop de par le monde, que de voir dans le travail une vertu cause un tort immense, et qu’il importe à présent de faire valoir dans les pays industrialisés un point de vue qui diffère radicalement des préceptes traditionnels.
Les méthodes de production modernes nous ont donné la possibilité de permettre à tous de vivre dans l’aisance et la sécurité. Nous avons choisi, à la place, le surmenage pour les uns et la misère pour les autres : en cela, nous nous sommes montrés bien bêtes, mais il n’y a pas de raison pour persévérer dans notre bêtise indéfiniment. »
Bertrand RUSSEL
Mathématicien, logicien, philosophe,
Epistémologue, homme politique et moraliste britannique.
"Eloge de l’oisiveté" (Ed. Allia, Paris 2002)