Le général R. Joffre dans les marais de St Con

par  H. de JOYEUSE
Publication : avril 1981
Mise en ligne : 24 octobre 2008

EN septembre 1914, coup de tonnerre sur l’Europe en fièvre ! L’armée allemande, le 2 août, avait ouvert les hostilités, avançant irrésistiblement sur Paris, bousculant toutes les armées belges, luxembourgeoises, anglaises, françaises, qui cherchaient à’ s’opposer à elle. Sur la Marne, cessant de reculer, le Général Joffre faisait volte face et battait les armées du Kaiser, leur faisant rebrousser chemin sur le quart du territoire conquis.
Le 25 août 1976. Coup de tonnerre sur l’Europe. En pleine paix, sans la moindre provocation étrangère, sans risque externe, JOFFRE BIS est bombardé « Premier Ministre ». Inconnu la veille, il a en poche sa carte de « Membre de la Trilatérale » et ça suffit. On va voir ce que l’on va voir.
Pour mesurer la victoire de Raymond, on va utiliser la métrologie du système lui-même : les monnaies. Ainsi ne nous accusera-t-on pas de tricherie.
Qu’observons-nous, capitaine ?
Le Général Raymond Joffre a grignoté de l’Italien, de l’Espagnol, du Danois, du Suédois et même du Canadien. Leurs devises respectives tombant, entre le 25 août 1976 et ce jourd’hui (2-2-81), la Lire de 0,06 à 0,05 - la Peseta de 0,07 à 0,05 - la Couronne danoise de 0,80 à 0,75 - la Couronne suédoise de 1,09 à 1,07 - le dollar canadien de 5 à 4,11. Tout ceci en francs français naturellement. Minces victoires (sauf pour le dernier) mais positives quand même.
Hélas, rien ne va plus avec les grognards sérieux. Là, Raymond Bourbaki prend la pâtée, avec des marges autrement sensibles. Ça monte : Couronne norvégienne 0,87 à 0,97 - Franc belge 1,24 à 1,43 - Florin 1,78 à 2,12 - Mark 1,91 à 2,30 (un malade bien portant) - Franc suisse 1,97 à 2,54 - Livre 8,76 à 11,25.
Match nul avec le Dollar US : 4,93 en 1976 et 4,93 en 1981.
Quant au Yen, à 2,41 F c’est une cible hors de portée du pitaine qui, de dépit, n’en parle jamais.
On dira, les monnaies, ça va, ça vient. Un jour en haut, un jour en
bas. D’accord. Mais ce n’est pas nous qui avons inventé le mètre- caoutchouc pour mesurer la richesse ! Alors, prenons l’or pour référence.
Toujours la même date, 1976, arrivée du célèbre Pas Peur Camembert. La veille de son arrivée Or fin, kilo en barre 19 200 F, ce jour 89 700 F. Le même en lingot 19 070 F, actuellement 89 995 F. Le Napoléon avant : 226 F, après 899 F.
Et ce n’est pas fini. Les victoires de Babar ne se termineront qu’avec son mandat (Merci, pour lui,’ il est grassouillet, comme son proprio). Encore quelques victoires comme celles-là et on est foutu. Enfin, ne soyons pas méchant et souhaitons que pour son coffre particulier, le Général Babarre ait eu plus de perspicacité que pour sa « Boulitique » économique et qu’il ait su faire parvenir quelques kilos jaunes (en Raymond barre ou en lingot) au Liechtenstein où il a ses aises.