Ni Verts ni PCF

Mise en ligne : 30 novembre 2008

Chico Mendes (1944-1988), leader des seringueros dans l’État de l’Acre, au Brésil, pendant les années 1970-1980, luttait pour la préservation de la forêt amazonienne, dernier refuge pour une armée de miséreux chassés du Nordeste par la sécheresse. Il laissa ce message avant d’être assassiné : « Au début, je croyais lutter pour sauver les arbres à caoutchouc, puis j’ai cru lutter pour sauver la forêt amazonienne. Maintenant, je réalise que je lutte pour sauver l’humanité ».
Mon combat pour la forêt,
présenté par Gilles Perrault, Seuil, 1990.
Henri Rouillé d’Orfeuil, agronome et économiste, chercheur au CIRAD et militant de l’économie citoyenne : « Sommes-nous vraiment obligés, pour créer de la richesse, de répandre la pauvreté et de dégrader la planète ? » et « Une société qui ne peut plus rêver au paradis terrestre ou au grand soir alors même qu’elle laisse sur le bas-côté plus de la moitié de ses membres et qu’elle détruit le patrimoine commun, est en effet inhumaine ». Et aussi ce propos qui résonne singulièrement aujourd’hui : « les sociétés doivent garder […] une bonne dose d’économie territoriale, une capacité économique à assurer les fonctions vitales en cas d’éclatement de l’économie-monde ».
Economie, le réveil des citoyens -
Les alternatives à la mondialisation libérale,
La Découverte - Alternatives Economiques, Paris, 2002.
Mikhail Gorbachev, dernier dirigeant de l’ex-URSS, reconverti à la défense de l’environnement : « Nous sommes les invités et non les maîtres de la nature. Nous devons imaginer un nouveau modèle de développement et de résolution des conflits, qui doit prendre en compte les coûts et les bénéfices pour tous les peuples. Ce modèle devra reposer sur les limites de la nature elle-même plutôt que sur celles de la technologie et de la société de consommation ».
préface de L’état du Monde 2005,
Worldwatch Institute.
Dominique Bourg, philosophe et environnementaliste : « Notre civilisation se détruit parce qu’elle s’est conçue comme devant transgresser toutes les limites dans tous les domaines » et « L’organisation libérale de la société se révèle en contradiction avec la gestion des biens communs environnementaux. Il nous faut donc inventer des modes de régulation économiques et politiques nouveaux ».
Pour une éthique planétaire, research*eu,
magazine de l’espace européen de la recherche,
N°52, pages 16-17, juin 2007.
Elisée Reclus (1830-1905), géographe, théoricien de l’anarchisme, acteur de la Commune de Paris : « L’homme est la nature prenant conscience d’elle-même ».
cité par Donato Bergandi dans Biodiversité entre écologie, éthique et développement durable,
Colloque Ecosophies : la philosophie à l’épreuve de l’écologie,
Cité des sciences et de l’industrie, Paris, 29-30/5/2008.
Nicolas Hulot : « La crise écologique devient aujourd’hui sociale » et « Nous avons été […] dans un système où l’homme était au service de l’économie et non pas l’inverse […]. Parce qu’il est dans le toujours plus pour le plus petit nombre, le capitalisme est aujourd’hui obsolète ».
Comment concilier développement durable et justice sociale ?
Débat à la fête de l’Humanité et dans l’Humanité du 17/9/2008.