N° 1029 - février 2003



par  J.-P. MON
Publication : février 2003
Mise en ligne : 22 novembre 2006

Au fil des jours

Jean-Pierre Mon dénonce l’hypocrisie des privatisations, le quasi monopole américain en matière de vente d’armes et la propagande guerrière de certains médias.

par  M.-L. DUBOIN
Publication : février 2003
Mise en ligne : 22 novembre 2006

Quand, en face d’un gouvernement qui impose sa funeste politique néolibérale sur l’air connu du “je vous ai compris”, qui ne devrait pourtant plus faire illusion, l’opposition en titre est aphone, il y a de quoi désespérer. Heureusement qu’il reste quelques groupes de résistants qui ont encore le courage de penser et de le dire.

Citons parmi ceux-ci les collaborateurs de la revue Transversales science culture, dont le dernier numéro trimestriel aborde ce qu’André Gorz a désigné sous le terme de réformisme radical. Le dossier qu’il contient, intitulé sans ambiguïté “Un projet de société alternatif à l’économisme” est présenté comme voulant aller plus loin que se borner, comme tant d’autres, à colmater les effets néfastes du système actuel. Il était donc prévisible qu’il attirerait les distributistes. Et en effet, les deux articles qui suivent ont été suscités par sa lecture.

Réformisme radical ?

Marie-Louise Duboin analyse le projet de société présenté par Trasnversales comme alternatif à l’économisme. Les excellentes réformes évoquées ne changeraient pas l’essentiel : toutes les dérives du chacun pour soi proné par le capitalisme.

par  R. POQUET
Publication : février 2003
Mise en ligne : 22 novembre 2006

En route vers une nouvelle économie

Roland Poquet, en se référant au dossier précédent, montre la portée capitale de la contribution d’André Gorz face aux craintes pour l’avenir qu’y exprime Edgar Morin.

par  P. VINCENT
Publication : février 2003
Mise en ligne : 22 novembre 2006

L’énoncé d’un problème de mathématiques commence par « Etant donné que… », et à partir de là il n’y a plus qu’à tirer les conséquences. Or, selon Paul Vincent, les solutions “de bon sens” qu’on nous propose pour les retraites découlent d’un problème qui aurait été mal posé. Il rappelle ici combien le sens du “social” a eu du mal à se faire jour dans la deuxième partie du XIX ème siècle ; les patrons avaient alors un tout autre raisonnement pour justifier leur manque de générosité. Ils ne pouvaient guère alléguer que les gens ne travaillaient pas assez et c’est sans doute à cette époque qu’ils ont inventé l’adage selon lequel on ne peut distribuer que ce que l’on produit, un adage que nous avons encore entendu pour justifier les restrictions pendant et après la dernière guerre. Et il est certain que, sauf à faire l’économie des guerres et à rogner un peu sur les dépenses somptuaires d’une minorité, il était difficile au XIX ème siècle de nourrir, d’habiller et de chauffer tout le monde de façon convenable, compte tenu de l’état des technologies : point de machines agricoles, des industries installées au fil des rivières fonctionnant avec l’énergie des moulins à eau… Mais depuis cette époque, l’énergie mise à la disposition des hommes par l’intermédiaire de toutes les machines qui sont à son service a été multipliée par plus de 500 (Relire d’André Prime Un socialisme à visage humain). Pourquoi donc avoir changé de raisonnement et, alors qu’il y a surproduction, obliger les gens à travailler davantage ? Et qu’on ne vienne pas nous servir de belles phrases du genre « L’homme esclave des machines ! » Il faut voir à qui profitent les machines et qui veut monopoliser les bienfaits du progrès.

Sommes-nous trop de retraités ?

Paul Vincent rappelle quelques réalités historiques afin d’aider le lecteur à ne pas se laisser influencer par le bourrage de crâne qui est déployé pour faire admettre la réforme des retraites voulue par le Medef et les compagnies d’assurance.

par  J.-P. MON
Publication : février 2003
Mise en ligne : 22 novembre 2006

Indécrottables

Le rapport de l’OCDE du 5/12, « Contribution d’une retraite plus tardive à la croissance et à l’emploi », estime que les pays industrialisés doivent autoriser ceux qui le désirent à prendre leur retraite plus tardivement et supprimer les incitations à un départ anticipé. Le relèvement de l’âge de la (...)

par  M. PARADELLE
Publication : février 2003
Mise en ligne : 22 novembre 2006

La question sociale a-t-elle jamais été prioritaire ?

Ignacio Ramonet dont on connaît l’engagement au sein du Monde Diplomatique ainsi que dans la mouvance “anti-mondialisation” écrit dans la revue Manière de Voir N°66, (je souligne certains termes) :« Pour la social-démocratie, qui gouverne plusieurs grands pays européens (Royaume-Uni, Allemagne, Suède), (...)

par  M.-L. DUBOIN
Publication : février 2003
Mise en ligne : 22 novembre 2006

- Partie I.1 Ni blé, ni oseille, l’air d’une promesse - GR 1027
- Partie I.2 L’effet multiplicateur de crédit - GR 1028
- Partie II.1 De l’étalon-or au tournant libéral - GR 1029
- Partie II.2 FMI et dette du Tiers monde - GR 1030
- Partie III.1 Que cachent certains termes ? L’échange - GR 1030
- Partie III.2 Que cachent certains termes ? La valeur et Les fonctions de la monnaie - GR 1031
- Partie IV. Conséquences d’une monnaie de dette - GR 1032
- Partie V. Les grandes théories monétaires - GR 1033

Après avoir rappelé les trois formes possibles de la monnaie (monnaie-marchandies, monnaie fiduciaire et monnaie scripturale) et montré que leur évolution s’est accompagnée de l’évanouissement de toute garantie, notre étude de la monnaie a cherché à expliquer l’effet multiplicateur de crédit, qui permet aux banques privées de créer, sous sa forme scripturale, la monnaie légale sans que cela corresponde à la moindre création de richesse vraie, et à insister sur les conséquences et les risques liés à ce mode de création.

Dans la troisième partie de ce travail, résumée dans les deux pages suivantes, nous évoquons l’histoire de l’étalon-or, qui n’a cessé de se dévaluer, puis nous tentons de montrer l’importance du tournant libéral pris il y a une vingtaine d’années et qui eut pour effet d’ôter le pouvoir aux gouvernements en donnant aux financiers les moyens d’imposer leur propre politique :

Étude de la monnaie : De l’étalon-or au tournant libéral

La référence à l’or n’a pas empêché la monnaie de se dévaluer.
Le tournant libéral des années 1980 a donné aux financiers et à leurs marchés le pouvoir d’imposer leur volonté aux gouvernements.

Publication : février 2003
Mise en ligne : 22 novembre 2006

Revenu citoyen, salaire universel ou allocation d’existence ?

Ces diverses dénominations, et d’autres encore, désignent toutes un revenu attribué à chacun, de sa naissance à sa mort, et ce, indépendamment du travail. Cependant, au-delà de ce point commun, elles ont chacune leur propres justifications, mode d’application, contrepartie, financement, etc., selon les (...)

par  B. VAUDOUR-FAGUET
Publication : février 2003
Mise en ligne : 22 novembre 2006

Dans le texte qui suit, un professeur d’histoire décrit avec compétence et éloquence les dégâts que provoque sur notre environnement l’économie actuelle du “chacun pour soi”.

La conclusion implicite de ses réflexions n’est-elle pas la nécessité de ce que nous proposons : libérer l’homme de la hantise de la rentabilité à court terme afin que d’autres considérations puissent être sérieusement prises en compte, s’il est encore temps ?

Comment va donc finir la Terre ?

Bernard Vaudour-Faguet explique de quelle façon l’environnement de notre planète de dégrade, lentement mais surement, et se désole de l’impuissance ou de l’inconscience de la plupart de ses habitants.