N° 1036 - octobre 2003



par  J.-P. MON
Publication : octobre 2003
Mise en ligne : 19 janvier 2006

Le programme Raffarin

Jean-Pierre Mon montre comment le Medef inspire directement la politique du gouvernement.

par  G.-H. BRISSÉ
Publication : octobre 2003
Mise en ligne : 19 janvier 2006

Constat de faillite

Gérard-Henri Brissé fait le bilan de cette politique menée depuis dix huit mois.

par  P. VINCENT
Publication : octobre 2003
Mise en ligne : 19 janvier 2006

L’abolition des jours fériés

Vis à vis de la grande idée du gouvernement de supprimer des jours fériés en faveur des “vieux” et autres grandes causes nationales, une idée qui lui est venue malheureusement un peu trop tard pour pouvoir la lancer dans la nuit du 4 août, je manifestais a priori, en tant que retraité à qui cela ne (...)

Publication : octobre 2003
Mise en ligne : 19 janvier 2006

Cherchant à déceler les vraies raisons de la volonté de l’Administration américaine d’envahir l’Irak, J-P Mon rappelait en avril (GR 1032) les grandes lignes de l’histoire de l’exploitation du pétrole. La façon dont les sociétés qui ont porté G.W.Bush au pouvoir ont aussitôt mis la main sur les ressources pétrolières irakiennes n’a pu que confirmer depuis que l’objectif réel était bel et bien de s’assurer le contrôle des réserves mondiales.

Restait à trouver pourquoi cette mainmise avait été menée avec une aussi incroyable précipitation. Un lecteur de l’Ile Maurice a trouvé l’explication, apportée sur internet par un Américain, M.C. Ruppert, après qu’il ait assisté à un colloque international, celui de “l’Association pour l’étude du pic du pétrole et du gaz” (Association for the Study of Peak Oil and Gas = ASPO, il s’agit évidemment du pic d’extraction), qui s’est tenu à Paris, à l’Institut français du pétrole, les 26 et 27 mai derniers. Ce colloque a réuni environ 150 experts venus d’un peu plus d’une vingtaine de pays.

Sous le titre “La conférence sur le pic de pétrole révèle que la crise s’aggrave” l’association ASPO en a mis son rapport sur internet en termes très clairs, citons par exemple, en traduisant de l’anglais : « les recherches présentées par une large variété d’experts aux perspectives diverses, souvent en compétition, ont révélé qu’au cours de l’année ... les contraintes d’approvisionnement avaient empiré, au point que les réalités à propos de l’épuisement de l’énergie deviennent de plus en plus évidentes. Après un an d’histoire politique violente centrée sur le pétrole et de résultats de production plus décevants les uns que les autres, les politiciens et les économistes sont bien obligés de reconnaître la menace que le pic de pétrole fait peser sur la civilisation ». Pour le fondateur de l’association, Colin Campbell et ses collègues, dont Jean Lahérère, ancien responsable de la prospection chez TotalFinaElf et le Pr. K.Alekett, le fait que ce colloque ait vu doubler son assistance en un an et qu’il ait pu se tenir à l’Institut Français du pétrole est la preuve que la réalité de ce pic « pénètre les consciences officielles » et qu’il « ne peut plus être complètement ignoré, même par les responsables politiques ».

On constate pourtant que ni les quotidiens, ni les bulletins d’informations diffusés par les télévisions, ni les hebdomadaires d’actualité n’en ont fait état. On se demande pourquoi...

Afin que nos lecteurs puissent en juger, nous résumons, en la traduisant, l’information apportée par M.C.Ruppert sur internet (adresse :www.peakoil.net).

Quand la manne s’épuise...

Cherchant à déceler les vraies raisons de la volonté de l’Administration américaine d’envahir l’Irak, J-P Mon rappelait en avril (GR 1032) les grandes lignes de l’histoire de l’exploitation du pétrole. La façon dont les sociétés qui ont porté G.W.Bush au pouvoir ont aussitôt mis la main sur les ressources (...)

Publication : octobre 2003
Mise en ligne : 19 janvier 2006

Ce qui est nouveau, c’est donc qu’un investisseur américain soit parvenu à faire comprendre à son gouvernement que la prospérité de son pays, bâtie sur le pétrole, n’était plus assurée. Pourquoi cette prise de conscience a-t-elle été si brutale ? Ne connait-on pas, en particulier dans l’Administration américaine, le volume exact du pétrole qu’il est encore possible d’extraire du sous-sol de la planète ? La réponse est : Non. Aussi étonnant que cela puisse paraître.

En 1970, les réserves mondiales étaient estimées à environ 72 milliards de tonnes, permettant de couvrir 30 ans de consommation. Or, pendant ces 30 ans le monde en a consommé nettement plus, environ 90 milliards, et les réserves actuelles sont évaluées à 140 milliards de tonnes, sans compter les réserves de pétrole “non conventionnel”. Ces chiffres pourraient faire croire qu’on a découvert d’énormes réserves qui étaient insoupçonnées il y a trente ans, et donc penser, avec optimisme, qu’on va continuer à en découvrir... Or il n’est pas facile de comprendre pourquoi ce serait une erreur. Un spécialiste des questions pétrolières, Jean-Marc Jancovici, l’expliquait dans une étude rédigée il y a trois ans, remise à jour en mars dernier, et que Jacques Hamon nous a aimablement communiquée. Voici, en résumé, l’essentiel du raisonnement :

Qu’est-ce qu’une réserve de pétrole ?

Ce qui est nouveau, c’est donc qu’un investisseur américain soit parvenu à faire comprendre à son gouvernement que la prospérité de son pays, bâtie sur le pétrole, n’était plus assurée. Pourquoi cette prise de conscience a-t-elle été si brutale ? Ne connait-on pas, en particulier dans l’Administration (...)

par  R. POQUET
Publication : octobre 2003
Mise en ligne : 19 janvier 2006

De Karl Marx à Jacques Duboin

Roland Poquet commence ici une étude en trois parties destinée à montrer la progression des idées depuis Marx jusqu’à Duboin.

par  P. VINCENT
Publication : octobre 2003
Mise en ligne : 19 janvier 2006

Citant des organismes patronaux prétendant imposer à l’éducation leurs propres objectifs : « Le monde de l’éducation ne semble pas bien percevoir le profil des collaborateurs nécessaires à l’industrie...L’éducation doit être considérée comme un service rendu au monde économique », le politologue Paul Ariès, professeur à Lyon-II, dans la rubrique “Rebonds” de Libération du 8 septembre, vient de s’exprimer à nouveau sur les dangers de la pub à l’école. Il met de son côté en garde contre leur intrusion par le biais de la manne publicitaire :« Le développement de la publicité à l’école est pourtant une abomination. Elle laisse croire aux enfants que le bonheur serait dans la consommation... Les écoles américaines récoltent 750 millions de dollars par an via la pub. Mais à quel prix ? Des élèves de 11 à 17 ans ont l’obligation de regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de pub... Des établissements imposent le port de tee-shirts publicitaires... Domino Pizza distribue gratuitement des manuels scolaires, mais proportionnellement au nombre de pizzas commandées le midi à la cantine. Les écoles signent des contrats d’exclusivité avec les géants du soda prévoyant des objectifs de vente... et un minimum de distributeurs dans les couloirs de l’école. Les instituteurs qui acceptent de couvrir leur voiture avec des autocollants publicitaires reçoivent de l’argent... Les élèves sont également “loués” à des sociétés spécialisées qui étudient leur comportement d’achat et les utilisent comme précurseurs de tendance... »

Et au vu du triste exemple américain, Paul Ariès conclut en nous adjurant de faire abroger au plus vite la dangereuse circulaire du 28 mars 2001.

Voici le résumé de l’essentiel de ses propos :

La pub à l’école ? Bas les pattes !

Paul Vincent décrit les dangers de la publicité qui s’est introduite à l’école et dénonce une circulaire de Jack Lang qui l’autorisait déjà trop.

par  G.-H. BRISSÉ
Publication : octobre 2003
Mise en ligne : 19 janvier 2006

Quelle sécurité ?

Gérard-Henri Brissé témoin d’un “fait divers” y voit un délabrement de la société qui ne se rattrapera pas par la force.

par  J. MATHIEU
Publication : octobre 2003
Mise en ligne : 19 janvier 2006

Économie mixte, société duale

Jean Mathieu revient sur la campagne de dénigrement des agents de la fonction publique, alors que ceux-ci prouvent qu’ont peut avoir d’utiles activités sans être au service du profit.