N° 1071 - décembre 2006



par  J.-P. MON
Mise en ligne : 9 décembre 2006

Au fil des jours

En France, les économistes n’aiment pas la décroissance, et les prévisionnistes du Trésor sont optimistes… pour 2025 ! En Allemagne, on commence à penser que le progrès technologique pourrait résoudre les problèmes financiers des retraites et de la santé !

par  J.-P. MON
Mise en ligne : 9 décembre 2006

Intoxication ? Non, empoisonnement !

Jean-Pierre Mon s’appuie sur deux exemples récents pour montrer comment la grande presse tente, insidieusement, de faire croire qu’il n’y a pas d’alternative à l’économie de marché.

par  R. POQUET
Mise en ligne : 9 décembre 2006

Flexibilité, mais pour quelle sécurité ?

Roland Poquet réplique à Michel Onfray : la flexibilité du travail n’est acceptable que s’il y a sécurité du revenu.

Mise en ligne : 9 décembre 2006

Heloisa Primavera achève actuellement un Doctorat à la Faculté des Sciences Économiques de l’Université de Buenos Aires, où elle est Professeur en Maîtrise d’Administration Publique et Directeur du Programme de Recherche et Développement intitulé “Monnaies Complémentaires et Économie Sociale”. On peut découvrir son activité relative à l’économie solidaire aux adresses suivantes sur internet www.redlases.org.ar ou info@redlases.org.ar .

Rappelons qu’Heloisa Primavera est, par sa formation, biologiste moléculaire et généticienne (étude des virus). Convertie en sociologue sous la pression de sa vie en Amérique Latine, elle a vécu la crise de 2001 en Argentine.

Nous lui sommes très reconnaissants d’avoir bien voulu répondre, et avec tant de sincérité et de finesse, à quelques questions que nous nous posions sur cette période et sur la réaction du peuple argentin.

Monnaies sociales et construction de l’utopie

Heloisa Primavera achève actuellement un Doctorat à la Faculté des Sciences Économiques de l’Université de Buenos Aires, où elle est Professeur en Maîtrise d’Administration Publique et Directeur du Programme de Recherche et Développement intitulé “Monnaies Complémentaires et Économie Sociale”. On peut (...)

par  J.-P. MON
Mise en ligne : 9 décembre 2006

Un sauvetage fort discret

Richard Duncan révèle comment le dollar fur sauvé, en 2003-04, par le Japon, à la demande de celui qui est devenu, depuis, le président de la Réserve fédérale.

par  J. SARAMAGO
Mise en ligne : 9 décembre 2006

« Nous vivons une époque où l’on peut tout discuter mais, étrangement, il y a un sujet qui ne se discute pas, c’est la démocratie. C’est quand même extraordinaire que l’on ne s’arrête pas pour s’interroger sur ce qu’est la démocratie, à quoi elle sert ? C’est comme la sainte Vierge, on n’ose pas y toucher. On a le sentiment que c’est une donnée acquise. Or il faudrait organiser un débat de fond à l’échelle internationale sur ce sujet et là, certainement, nous en arriverions à la conclusion que nous ne vivons pas dans une démocratie, qu’elle n’est qu’une façade.

Bien sûr on pourra me rétorquer que, en tant que citoyen et grâce au vote, on peut changer un gouvernement ou un président, mais ça s’arrête là. Nous ne pouvons rien faire de plus, car le vrai pouvoir aujourd’hui, c’est le pouvoir économique et financier, à travers des institutions et des organismes comme le Fonds monétaire international ou l’Organisation mondiale du commerce qui ne sont pas démocratiques. Nous vivons dans une ploutocratie.

La vieille phrase “la démocratie, c’est le gouvernement du peuple par et pour le peuple” est devenue “le gouvernement par les riches et pour les riches” ».

José SARAMAGO
écrivain et journaliste portugais
Prix Nobel de littérature

Un Nobel de littérature s’exprime sur la démocratie “moderne”

« Nous vivons une époque où l’on peut tout discuter mais, étrangement, il y a un sujet qui ne se discute pas, c’est la démocratie. C’est quand même extraordinaire que l’on ne s’arrête pas pour s’interroger sur ce qu’est la démocratie, à quoi elle sert ? C’est comme la sainte Vierge, on n’ose pas y toucher. (...)

par  M.-L. DUBOIN
Mise en ligne : 9 décembre 2006

Prévisions d’un grand esprit

Marie-Louise Duboin analyse la “brève histoire de l’avenir” que trace J.Attali : hyperempire, hypersurveillance, puis hyperconflit, quand la première des libertés sera celle de tuer, avant le salut de l’hyperdémocratie… par le microcrédit.

par  M.-L. DUBOIN
Mise en ligne : 9 décembre 2006

Comment voir l’avenir… ?

Pour se faire une idée de ce qui nous attend, on peut aussi aller voir ce qui se passe dans un autre pays occidental, dont la “modernaisation” a devancé la nôtre. C’est le cas du Canada où vit, à Montréal, notre amie Colette Buguet (voir son dernier article dans la GR 1051, consacré à K.Gerstner). Et (...)

par  P. MEIRIEU
Mise en ligne : 10 décembre 2006

La dégradation des services publics continue, et l’opinion est préparée à admettre la “nécessité” de les privatiser sous prétexte qu’ils fonctionnent mieux. Parmi les façons de dégrader l’École, figure celle qui consiste à renoncer le plus tôt possible à faire suivre par un élève des cours d’enseignement général. Et il est facile de présenter cette “modernisatioin” comme une ouverture vers un apprentissage nécessaire et prometteur. Philippe Meirieu, en dénonçant cette nouvelle mesure, montre tout ce qu’elle signifie :

L’apprentissage dès 14 ans ?

Le playdoyer de Philippe Meirieu pour que l’École de la République ne se résigne pas à former des citoyens à deux vitesses.

Mise en ligne : 10 décembre 2006

...

Il semble qu’il existe toute une galaxie d’associations qui font du racolage et qui mènent une propagande anti-fonctionnaires, avec de drôles de méthodes. Il s’agit par exemple de SOS Éducation, de Sauvegarde Retraite, de Contribuables associés. Cette dernière, par exemple, a monté devant Bercy une (...)

par  J. GADREY
Mise en ligne : 10 décembre 2006

Si la revue Politis a des difficultés, c’est peut-être, entre autres raisons, parce qu’elle ose publier des réflexions qui, bien que pleines de bon sens, ne sont pas parfaitement conformes à la pensée unique, dans le domaine économique par exemple. C’est pourquoi nous n’hésitons pas à lui faire de la publicité, et tout à fait gratuite, en citant un de ses articles de septembre, dans lequel Jean Gadrey apporte de l’eau à notre moulin quand nous suggérons qu’il faut renoncer à baser le revenu sur le travail :

Croissance, productivité : concepts dépassés ?

Jean Gadrey montre que les notions telles que “gains de productivité, sources de croissance” n’auront plus de sens avec les emplois de demain.

par  M. DEHOUSSE
Mise en ligne : 31 décembre 2006

La grande relève, c’est MAIN-TE-NANT.

Marc Dehousse invite les lecteurs à agir dès aujourd’hui grâce à internet et il leur explique comment s’y prendre, car il leur a préparé le terrain et fait le chemin.

par  J. SARAMAGO
Publication : décembre 2006
Mise en ligne : 28 mars 2012

« Nous vivons une époque où l’on peut tout discuter mais, étrangement, il y a un sujet qui ne se discute pas, c’est la démocratie. C’est quand même extraordinaire que l’on ne s’arrête pas pour s’interroger sur ce qu’est la démocratie, à quoi elle sert ? C’est comme la sainte Vierge, on n’ose pas y toucher. On a le sentiment que c’est une donnée acquise. Or il faudrait organiser un débat de fond à l’échelle internationale sur ce sujet et là, certainement, nous en arriverions à la conclusion que nous ne vivons pas dans une démocratie, qu’elle n’est qu’une façade.

Bien sûr on pourra me rétorquer que, en tant que citoyen et grâce au vote, on peut changer un gouvernement ou un président, mais ça s’arrête là. Nous ne pouvons rien faire de plus, car le vrai pouvoir aujourd’hui, c’est le pouvoir économique et financier, à travers des institutions et des organismes comme le Fonds monétaire international ou l’Organisation mondiale du commerce qui ne sont pas démocratiques. Nous vivons dans une ploutocratie.

La vieille phrase “la démocratie, c’est le gouvernement du peuple par et pour le peuple” est devenue “le gouvernement par les riches et pour les riches” ».

José SARAMAGO
écrivain et journaliste portugais
Prix Nobel de littérature

Un Nobel de littérature s’exprime sur la démocratie “moderne”

« Nous vivons une époque où l’on peut tout discuter mais, étrangement, il y a un sujet qui ne se discute pas, c’est la démocratie. C’est quand même extraordinaire que l’on ne s’arrête pas pour s’interroger sur ce qu’est la démocratie, à quoi elle sert ? C’est comme la sainte Vierge, on n’ose pas y toucher. On a le sentiment que c’est une donnée acquise. Or il faudrait organiser un débat de fond à l’échelle internationale sur ce sujet et là, certainement, nous en arriverions à la conclusion que nous ne vivons pas dans une démocratie, qu’elle n’est qu’une façade.

Bien sûr on pourra me rétorquer que, en tant que citoyen et grâce au vote, on peut changer un gouvernement ou un président, mais ça s’arrête là. Nous ne pouvons rien faire de plus, car le vrai pouvoir aujourd’hui, c’est le pouvoir économique et financier, à travers des institutions et des organismes comme le Fonds monétaire international ou l’Organisation mondiale du commerce qui ne sont pas démocratiques. Nous vivons dans une ploutocratie.

La vieille phrase “la démocratie, c’est le gouvernement du peuple par et pour le peuple” est devenue “le gouvernement par les riches et pour les riches” ».

José SARAMAGO
écrivain et journaliste portugais
Prix Nobel de littérature