N° 1169 - novembre 2015



par  J.-P. MON
Publication : novembre 2015
Mise en ligne : 9 février 2016

Au fil des jours

Jean-Pierre Mon est effaré par la leçon inaugurale de Philippe Aghion, l’économiste qui vient d’être promu Professeur au Collège de France. Et il est très déçu par les piètres solutions proposées pour contrer “l’automatisation sauvage”.

par  M.-L. DUBOIN
Publication : novembre 2015
Mise en ligne : 11 février 2016

Que de discours, de livres, d’articles, de négociations préparatoires à l’approche de la COP21, la vingt-et-unième conférence à laquelle doivent participer les 195 États membres de la Commission-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et aussi que de manifestations à prévoir !

Mais chefs d’État et de gouvernement auront beau ouvrir solennellement ces débats le 30 novembre à Paris, et faire ensuite toutes les déclarations qu’ils voudront, pas plus que leurs prédécesseurs depuis 23 ans, ils ne prendront les décisions qu’il faut attendre d’eux.

Les difficultés sont multiples, il s’agit en effet de faire face, d’urgence, à des dangers graves alors qu’ils ne paraissent pas immédiats, et de se mettre d’accord sur des mesures qui vont complètement à l’encontre des intérêts qui dominent notre monde actuel. Dans ces conditions, nos “décideurs” ne prendront pas la responsabilité d’imposer aux vivants, et d’abord aux plus riches, des contraintes dont les effets concernent les générations à venir, et d’abord les plus pauvres.

Comment pourraient-ils amener à une certaine sobriété des populations qui, tout au contraire, sont, en permanence, incitées à dépenser pour consommer ou gaspiller ? Et surtout, ils ne sont pas prêts à empêcher ceux qui profitent d’une telle croissance de ne plus faire n’importe quoi pour augmenter leur fortune…

La COP21 va échouer. Pourquoi ?

Marie-Louise Duboin, en s’appuyant sur des études dont le sérieux est assuré, montre que le réchauffement climatique est bien une grave menace pour le proche avenir de l’humanité. Et que les moyens d’en atténuer les effets sont envisageables, à condition de les entreprendre à court terme. Mais les mesures à prendre, au plan mondial, remettent en cause la logique capitaliste qui permet à l’industrie des combustibles fossiles d’attendre de copieux revenus de ses investissements dans leur exploitation. Elles ne seront donc pas prises par les gouvernements, tant que la volonté de survie des citoyen(ne)s ne l’emportera pas sur les pressions exercées par les sociétés qui tirent profit de cette industrie.

par  P. KRIKO
Publication : novembre 2015
Mise en ligne : 11 février 2016

Ces grands rassemblements mondiaux des ”responsables”, annoncés et commentés à grand fracas, attirant l’attention avant, pendant et après, déçoivent. Les décisions économiques essentielles sont concoctées au sein du forum économique mondial qui se tient en secret chaque année à Davos. Alors la société civile s’organise, elle se rassemble elle aussi, mais démocratiquement, en un forum social mondial (FSM).

Pascale KRIKO est heureuse d’annoncer le prochain :

Un autre sommet mondial est annoncé

Pascale Kriko annonce que le prochain FSM aura lieu en Août 2016 à Montréal et donne le programme des ateliers prévus.

par  F. CHATEL
Publication : novembre 2015
Mise en ligne : 11 février 2016

À l’impératif du profit, qui empêche nos “décideurs” de la COP21… de décider les mesures à prendre, François Chatel oppose les fondements humains de l’économie raisonnable que nous proposons, dans laquelle l’égalité des droits économiques permettrait que les décisions résultent de débats démocratiques.

Sauvons les peuples et la planète, pas le profit !

François Chatel rappelle qu’en économie distributive, l’appât du gain des entreprises étant éliminé, les décisions sont prises en fonction de la volonté des citoyens, à qui l’égalité des droits économiques permet de décider de l’essentiel.

par  J.-P. MON
Publication : novembre 2015
Mise en ligne : 11 février 2016

Non seulement la société de demain peut se fonder sur le partage et la solidarité, mais c’est aussi pour elle une nécessité puisqu’il ne sera plus possible d’assurer les moyens de vivre par un salaire en échange d’un travail, c’est ce que confirme N. Roubini, “l’oracle de Wall Street”  :

L’oracle de Wall Street et l’emploi

Jean-Pierre Mon a trouvé un économiste, pourtant réputé aux États-Unis, qui confirme qu’avec les nouvelles technologies il va bien falloir fournir un revenu supplémentaire permanent à ceux dont les emplois vont être supprimés.