N° 948 - octobre 1995



par  D. KESSOUS
Publication : octobre 1995
Mise en ligne : 2 juin 2008

Pavé dans la mare

“Chômage : appel au débat” : est le titre d’un manifeste solennel publié par le Monde du 28 juin dernier sous la prestigieuse signature collective de personnalités que nous pourrions appeler progressistes, traditionnellement regroupées autour de certaines revues (Partage, Transversales, Revue du MAUSS) (...)

par  M.-L. DUBOIN
Publication : octobre 1995
Mise en ligne : 2 juin 2008

Le lecteur fera certainement le rapprochement entre les trois articles qui suivent. Celui de Valérie Battaglia, qui souligne dans l’étude de Dominique Méda le rôle historique du travail, imposant ses hiérarchies dès le 18ème siècle. Celui d’André Prime, montrant dans le dernier livre publié par Albert Jacquard comment l’économisme triomphant impose sa philosophie au monde. Et enfin, la réflexion d’Alain Lavie utilisant les recherches d’Henri Laborit pour montrer par quels mécanismes psychologiques, basés sur la récompense matérielle, l’idéologie du travail s’est introduite dans les esprits.

Lectures

Le lecteur fera certainement le rapprochement entre les trois articles qui suivent. Celui de Valérie Battaglia, qui souligne dans l’étude de Dominique Méda le rôle historique du travail, imposant ses hiérarchies dès le 18ème siècle. Celui d’André Prime, montrant dans le dernier livre publié par Albert (...)

par  V. BATTAGLIA
Publication : octobre 1995
Mise en ligne : 2 juin 2008

Valérie Battaglia, dont nos lecteurs ont salué avec enthousiasme le premier article dans nos colonnes le mois dernier, analyse ici pour nous le livre d’une autre femme, Dominique Méda, pur produit de “l’establishment” (Ecole Normale Supérieure et ENA) et Professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Cet ouvrage iconoclaste et heureusement philosophique, qui nous réconcilie avec les intellectuels de ce temps, s’intitule Le travail, une valeur en voie de disparition [1]. Il présente une analyse historique, anthropologique et philosophique de la notion de travail.

Manifeste du temps retrouvé

Valérie Battaglia, dont nos lecteurs ont salué avec enthousiasme le premier article dans nos colonnes le mois dernier, analyse ici pour nous le livre d’une autre femme, Dominique Méda, pur produit de “l’establishment” (Ecole Normale Supérieure et ENA) et Professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de (...)

par  A. PRIME
Publication : octobre 1995
Mise en ligne : 2 juin 2008

« J’accuse l’économie triomphante »

Le grand public connaît surtout Albert Jacquard par la lutte qu’il mène contre l’exclusion, en faveur des sans abri. Il est moins connu pour ses idées économiques et sociales très proches des nôtres. Dans J’accuse l’économie triomphante, il démonte la pseudo-science des ayatollahs de l’économie et sa (...)

par  A. LAVIE
Publication : octobre 1995
Mise en ligne : 4 juin 2008

Tribune libre

A propos du texte de Jean Bourdette publié dans la GR n° 945, certaines invectives, souvent vives, traduisent de la colère et beaucoup de subjectivité dommageables. En cas de désaccord ou de différence de points de vue, le raisonnement et la communication devraient être favorisés. Qui a peur de quoi (...)

par  J.-P. MON
Publication : octobre 1995
Mise en ligne : 4 juin 2008

Outre Manche, un débat enrichissant…

A l’invitation de notre ami Kevin Donnelly, nous avons assisté à Londres, le 13 juillet, à un débat sur la monnaie, organisé par le Conseil Chrétien pour la Justice Monétaire , dont Kevin est Secrétaire. Ce débat, qui s’est déroulé à la Chambre des Communes sous la présidence de Sir Austin Mitchell, (...)

Publication : octobre 1995
Mise en ligne : 4 juin 2008

Jopetro et un quidam discutent.

D’abord, ce dernier imaginait que le droit de créer de l’argent, ces signes monétaires qui servent aux achats, revenait à l’État. Il croyait donc, comme tant de monde, que les banques ne font que prêter aux uns l’argent que d’autres leur ont confié.

Jopetro lui a expliqué que s’il en était ainsi, même en prêtant avec beaucoup d’intérêt, les banques seraient loin de pouvoir en vivre, et qu’en fait, elles ont un privilège incroyable. Celui d’abord, de s’approprier en toute légalité les sommes qui leur sont confiées. Puis, par un simple jeu d’écritures, celui d’ouvrir des crédits à qui bon leur semble et beaucoup plus qu’elles n’ont d’argent à leur actif. Autrement dit, de créer de l’argent ex nihilo.

Et si le gouvernement créait la monnaie au lieu d’abandonner ce privilège à des banques, que se passerait-il ?

Si…

Jopetro et un quidam discutent