Non, la Commune n’est pas morte !

Publication : mai 2013
Mise en ligne : 3 août 2013

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Editions La Cause du Poulailler, septembre 2011, 12€ http://cause.du.poulailler.free.fr

En 1886, Eugène Pottier composait : « Tout ça n’empêche pas, Nicolas, qu’la Commune n’est pas morte ! ». En 2011, « les Fédérés de Libourne » le prouvèrent pendant 72 jours (on pourrait dire aussi « 72 soleils », comme Pierre Gamarra [*]), pour la commémoration du 140ème anniversaire de cette page glorieuse de l’histoire de notre peuple : la Commune de Paris, du 18 mars au 28 mai 1871. Une page que les pouvoirs issus de la bourgeoisie ont ensuite trop souvent tenté d’effacer de la mémoire collective, après que Thiers et les Versaillais l’eurent réprimée dans le sang, une semaine durant.

Les acteurs de l’évènement de Libourne ont préservé le témoignage de leur initiative en éditant les textes des conférences de l’université populaire installée pour la circonstance, ainsi qu’une analyse des ressorts de cette action collective. Leur motivation est exprimée avec une belle simplicité dans la présentation de l’ouvrage : « Nous aimons l’histoire. Particulièrement celle des peuples. Le choix de la Commune indique clairement que nos interrogations se portent sur ce envers quoi, et sur ceux envers qui, nous pensons être redevables ».

L’éditeur, découvrant que nous avions repris dans La Grande Relève (GR1125, 1126, 1127 et 1128) certains des textes publiés au cours de l’évènement dans Le cri du peuple de Libourne, nous a fait parvenir le livre. Nous invitons nos lecteurs à se plonger dans ces pages qui racontent l’histoire tout en montrant comment les initiateurs du projet en 2011 ont su concrétiser une belle ambition collective.


[*Pierre Gamarra, 72 Soleils, Les Editeurs Français Réunis, Paris, 1975.