Néo-colonialisme

lundi 1er janvier 2007
par  J. LE RIGOLLEUR

En boxe, un “poids coq” ne pourrait combattre un “super lourd” : si leur entraînement peut se faire dans une même salle, sur le ring, chacun combat un adversaire de sa catégorie. En ce qui concerne la mondialisation et son appendice le marché, c’est tout le contraire : toutes les catégories sont en concurrence et que le meilleur gagne ! Comment s’étonner que dans de telles conditions, les plus forts l’emportent, autrement dit, les pays du Nord ?

Une mondialisation menée selon les principes de la boxe irait à l’opposé du déséquilibre actuel qui s’est installé, en s’amplifiant, entre les pays du Nord et ceux du Sud.

Un exemple du déséquilibre : pour que les exploitations étas-uniennes produisant du coton restent rentables, l’État les subventionne. Résultat : la production est excédentaire ; la moitié part à l’exportation pesant ainsi sur les cours mondiaux avec pour conséquence l’appauvrissement des producteurs de coton, notamment maliens, qui restent avec leur production sur les bras, sans pouvoir attendre de subvention car elles sont interdites par le FMI, au nom de la libre concurrence. Même chose pour le maïs états-unien qui envahit les pays africains, déficitaires en maïs, limitrophes de la Zambie qui, elle, est excédentaire mais ne peut vendre car non compétitive.

Un commerce mondial qui respecterait le niveau économique de chaque pays pour ne pas le déstabiliser serait plus équitable que ce que l’on observe aujourd’hui. Mais on en est loin et se servir comme le font les pays du Nord des instances internationales (FMI, Banque mondiale) pour obliger les pays du Sud à s’aligner sur leurs conditions, en ne leur laissant pas d’autre choix, a un nom : le néo-colonialisme.


Brèves

12 avril 2019 - Les Affranchis de l’an 2000

Fichiers ePub et PDF du livre Les Affranchis de l’an 2000 de Marie-Louise DUBOIN.