N° 972 - décembre 1997

Ce numéro (24 pages) fait le point sur le débat de cette fin de siècle, « la fin du travail ? », et tente de l’éclairer à la lumière des thèses de l’économie distributive. Pour cela, il fait d’abord le constat, chiffres à l’appui, que les problèmes de production sont résolus par les progrès de la science et des techniques, mais, que, dans le système économique actuel, celui du marché capitaliste, cela aboutit à une précarisation de plus en plus grande de la majeure partie de la population. Il analyse ensuite la « valeur » attribuée au travail pendant l’ére industrielle afin de la démythifier et de préciser les différences entre activité et travail salarié.

Après cela, il montre les tentatives de récupération, pour leur plus grand profit, que tentent de faire le patronat et la droite en profitant de la confusion entre travail et activité. Pour indispensables qu’elles soient, les propositions des partis de gauche ne sont que des rustines qui se décolleront vite à l’épreuve de l’accélération du progrès.

La dernière partie du journal explique comment les propositions d’économie distributive avec l’instauration de « contrats civiques », peuvent permettre de remettre l’économie au service de l’homme et non plus du capital.


Documents joints

N° 972 - décembre 1997
Numéro Spécial : La fin de quel Travail ?

Articles publiés dans cette rubrique

vendredi 2 décembre 2005

Bibliographie générale de ce numéro

[1] Viviane Forrester, L’horreur économique, éd. Fayard, 1996. [2] Jeremy Rifkin, La fin du travail, éd. La Découverte, 1996. [3] Jacques Duboin, Kou l’ahuri, ou la misère dans l’abondance, éd. Fustier, 1935. [4] Jeremy Rifkin, The end of work, éd. Putnam, 1995. [5] Robert Reich, L’économie (...)

vendredi 2 décembre 2005
par  M.-L. DUBOIN

La monnaie

Depuis Bellamy, et même depuis Duboin, les distributistes que nous sommes ne sont pas restés figés. Car il faut l’inventer cette société post-marchande, la société de l’après-salariat, celle que nous appelons la société distributive, la société des affranchis de la course au travail et de la course au (...)

vendredi 2 décembre 2005
par  J. DUBOIN

En route vers la libération

Pour terminer ce numéro spécial, quoi de mieux qu’une page d’anthologie ? Voici une des plus belles pages de Jacques Duboin elle est tirée de l’avant-propos de Libération : Serait-il impossible de voir les faits ? Il ne faut pas, dit-on, devancer son siècle. D’accord, mais si le siècle est très (...)

vendredi 2 décembre 2005
par  H. MULLER

Médecines pour jambe de bois

Mais la société post-marchande... il faut l’inventer ! En imaginer l’organisation, le financement, etc. Et J.Rifkin ne le fait pas, c’est ce que dénonce Henri Muller, qui a fait de son livre l’analyse que voici : La Fin du Travail, titre déflagrant qui laisse présager une apocalypse économique propre (...)

vendredi 2 décembre 2005
par  J. RIFKIN

2045 selon Rifkin

Dans sa préface à la traduction du livre de Rifkin, Michel Rocard « trouve redoutable l’idée que les activités du tiers secteur puissent non seulement se développer hors du marché, mais s’y substituer ». Il craint que, pour financer le tiers secteur, les prélèvements sur la production automatisée ne (...)

vendredi 2 décembre 2005
par  J. ROBIN

Travail salarié : deux données centrales

C’est avec une très grande joie que nous accueillons ici Jacques Robin, auteur de Changer d’ére, directeur de Transversales science / culture, animateur du groupe des dix et de la Maison Grenelle. Nous avons souvent parlé de lui, nous l’avons souvent cité, mais aujourd’hui il nous apporte sa (...)

vendredi 2 décembre 2005
par  J. RIFKIN

et pourtant...

« Si les sociétés industrielles ne s’organisent pas de façon cohérente face aux défis de la technologie, le rêve, vieux comme l’humanité, d’une vie libérée du labeur et de la peine, risque de devenir rapidement le plus sombre des cauchemars. Nous entrons dans une ère nouvelle de mondialisation et (...)

vendredi 2 décembre 2005
par  M.-L. DUBOIN

A vous de juger

Une autre forme de manifestation de cette même peur relève de la politique de l’autruche : on refuse de voir, d’entendre, de lire. Pour Denis Clerc, directeur du journal Alternatives économiques (sic !!), il faut continuer la lutte pour que le travail « devienne moins précaire ». C’est pour lui une (...)

vendredi 2 décembre 2005
par  A. BERGER

La peur ?

La réaction de quelques intellectuels de gauche part d’un certain réalisme, en constatant qu’il y a des millions d’emplois nécessaires et utiles : les emplois dits de proximité, d’aide à la personne et tous ceux dont se chargent, souvent bénévolement, tant d’associations, qu’on les appelle emplois du (...)

vendredi 2 décembre 2005
par  D. KESSOUS

Et des rustines

La réaction des travailleurs est elle aussi, hélas, conservatrice du système. On continue à associer emploi et droits sociaux, à associer emploi et reconnaissance des aptitudes, besoin de travailler et besoin d’avoir un revenu pour vivre. Alors, c’est l’obsession : il faut créer des emplois, on va (...)

vendredi 2 décembre 2005

Le toyotisme

L’idéologie néo libérale est en train de transformer l’emploi : au taylorisme de la période industrielle est en train de succéder le toyotisme, c’est à dire le système qui organise le travail chez le constructeur japonais de voitures Toyota, suivant le système d’Ohno. A.Gorz, toujours lui, le décrit, (...)

vendredi 2 décembre 2005
par  A. PRIME

Réaction, récupération

Analysons maintenant les différentes réactions face à cette fin de l’emploi salarié qui se traduit dans le système du capitalisme de marché par une augmentation dramatique du chômage. Inutile de nous appesantir sur celle du Front national qui se résume à ceci : si on réservait les emplois intéressants (...)

vendredi 2 décembre 2005

Comment on écrit la fin de l’histoire

Notre XXème siècle vient de substituer à l’industrie de nouveaux modes de production, qui fonctionnent avec de moins en moins d’emplois salariés. Il ne faut donc pas s’étonner que la fin de l’ère industrielle soit aussi la fin du salariat. Mais ce n’est pas la fin de l’Histoire ! C’est pourtant ce que (...)

vendredi 2 décembre 2005

Se vendre

La mentalité, le comportement des gens, face au travail, se trouvent terriblement affectés. Voici deux exemples. Le premier, que cite André Gorz, montre comment, dans le travail salarié (celui qui heureusement disparaît), les liens affectifs les plus spontanés entre personnes se trouvent transformés, (...)

vendredi 2 décembre 2005
par  A. GORZ

Le véritable travail n’est plus dans le “travail”

Malgré les bouleversements qu’il a connus, on continue aujourd’hui à vouloir associer au travail : une fonction éducative, parce qu’il apparaît comme le moyen d’exprimer sa personnalité ; c’est pourquoi les chômeurs en arrivent à perdre toute confiance en eux, une fonction économique, parce que le salaire (...)

vendredi 2 décembre 2005
par  D. KESSOUS

5 milliards d’humains en trop ?

Le Canard enchaîné du 22 octobre dernier a divulgué un rapport (signé Jean Choussat) de l’inspection des finances selon lequel la France compterait 500.000 fonctionnaires de trop. Mais cette pléthore de bureaucrates que, du reste, l’on observe également dans le secteur privé, on la connaissait depuis (...)

vendredi 2 décembre 2005
par  D. KESSOUS

Naissance, vie et mort du travail

L’homme est un animal très nouveau, comme le reconnaissent les spécialistes des sciences de la vie : à peine quelques dizaines de milliers d’années pour notre genre d’homo sapiens sapiens. Depuis son apparition, il a connu une certaine évolution. Sa jeunesse a été marquée par la liberté, I’errance du (...)

vendredi 2 décembre 2005

Travail et activité

À ce stade, il importe d’être très clair. Le travail qui disparaît, c’est le travail salarié dans la production marchande. Il disparaît, c’est un fait, indéniable, nous avons vu pourquoi, comment, à quel rythme accéléré et qui va s’accélérer encore. Mais une confusion s’est établie entre travail et (...)

vendredi 2 décembre 2005

...conséquences et perspectives.

chômage et précarité Manifestement, la trop célèbre loi des débouchés, l’idole des néo-libéraux, J-B Say, loi selon laquelle l’offre crée sa demande, est prise en défaut : il y a dans l’Union européenne 18 millions de chômeurs et 50 millions de pauvres. En France, On compte 3,5 millions de chômeurs, plus 4 (...)

vendredi 2 décembre 2005

Faits, chiffres...

temps de travail et production Nombre d’heures de travail annuel d’un ouvrier, selon René Passet [13] : - 5.000 il y a cent cinquante ans, - 3.200 il y a un siècle, - 1.900 dans les années 70 et - 1.520 actuellement, ce qui ferait, d’après A. Gorz 9, 800 h/an si le travail était réparti sur (...)

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12 avril 2019 - Les Affranchis de l’an 2000

Fichiers ePub et PDF du livre Les Affranchis de l’an 2000 de Marie-Louise DUBOIN.