Faut-il deux monnaies ?

par  R. GIMONNEAU
Mise en ligne : 13 août 2007

Un fidèle lecteur de Tonnay-Charente, organisateur au début de cette année d’une conférence-débat dans sa ville, se soucie de la façon de payer des achats importants, à long terme, et il fait pour cela une suggestion.

Toutes mes félicitations pour le livre Mais où va l’argent ? à Marie-Louise ainsi qu’à toutes les personnes qui ont participé à ce bon travail, c’est un ouvrage que j’attendais depuis longtemps. Je l’ai lu et relu.

Il fait bien la lumière sur l’histoire de la monnaie et sur ses mécanismes, qui échappent à la majorité de ceux qui l’utilisent.

Il dévoile les limites invisibles de l’emprise de l’argent, fait comprendre que la loi artificielle et sauvage du marché est entretenue par la spéculation, et pourquoi l’économie est prisonnière du pouvoir financier, au détriment de l’intérêt général.

La création de monnaie ex nihilo par le système bancaire, assimilable à de la fausse monnaie n’est pas comprise par les gens, l’ensemble de la fonction monétaire est opaque, nébuleuse, ce livre apporte l’éclairage nécessaire pour comprendre.

J’espère et je souhaite qu’il soit lu par un maximum de personnes.

Pour que l’économie soit mise au service des hommes, il me semble qu’il faudrait deux monnaies.

Une monnaie de consommation fondante pour tous, permettant de satisfaire les besoins les plus élémentaires pour vivre, l’alimentation, le logement, l’habillement, le chauffage, etc.. en échange bien sûr, d’une participation à la production des biens ou des services, selon la santé, les compétences, les préférences, etc.

Une deuxième monnaie, thésaurisable, sans intérêts, acquise par une participation plus importante dans la création, l’innovation et tout ce qui va dans le sens de l’intérêt général, pour permettre des acquisitions nécessitant des sommes plus considérables. Par exemple : certains préfèrent investir cet argent dans des voyages pour découvrir le monde, alors que d’autres, plus casaniers, trouveront plus de plaisir dans leur habitation, dans l’embellissement de leur environnement.

Mais comment faire à la finale ? Pour la transmission des biens ? Faudrait-il supprimer l’héritage ? Tous les biens importants revenant à la collectivité, qui pourrait les revendre ? Questions fondamentales, les réponses ne sont pas évidentes.

Pour envisager les grands changements indispensables au bon fonctionnement de la société, il faudrait que l’humanité sorte de l’enfance pour atteindre la maturité d’esprit nécessaire. L’ignorance, qui est un des plus grands ennemis de l’homme, est savamment entretenue par ceux qui en profitent et les habitudes freinent l’évolution alors que les moyens existent pour faire changer les mentalités.


Brèves

12 avril - Les Affranchis de l’an 2000

Fichiers ePub et PDF du livre Les Affranchis de l’an 2000 de Marie-Louise DUBOIN.