Lu, vu, entendu

Publication : mars 1986
Mise en ligne : 22 juin 2009

Coût humain d’une guerre nucléaire

Une guerre nucléaire, au cours de laquelle
serait utilisée la moitié des arsenaux américain
et soviétique contre le quart ou le tiers des villes des Etats-Unis,
de l’Europe et de l’Union Soviétique, causerait la mort de 2,5
milliards de personnes, selon une étude d’un comité des
problèmes de l’environnement qui réunit près de
trois cents savants de trente pays différents. Cette étude
reprend la thèse de « l’hiver nucléaire »
lancée, en 1982, par le savant ouest-allemand Paul Crutzen, selon
laquelle le froid et l’obscurité, la fumée et la poussière
s’étendraient sur la Terre en même temps que la famine
et la stérilité des sols.

(Le Monde, 14 septembre 1985)

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REDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL ET CHOMAGE

Dans La Grande Relève de juillet 1984, n° 
825, on pouvait lire cet encart :
Les 35 heures viendront-elles de la R.F.A. ?
L’I.G. Metall, puissant syndicat de 2 millions 1/2 d’adhérents
en R.F.A. revendique les 35 heures sans diminution de salaire (donc
du pouvoir d’achat). Cris épouvantés du gouvernement et
du patronat. Le syndicat, qui insiste sur l’augmentation des profits
ces dernières années, malgré la crise, précise
que cette « révolution » n’augmenterait que de 6,5
 % les charges du patronat, augmentation vite rattrapée par l’accroissement
de la productivité. En tous cas, la grève continue.
Or, Le Matin du 12 novembre 1985 précise :
La réduction du temps de travail a créé 102 000
emplois dans la métallurgie ouest-allemande. C’est ce que vient
d’annoncer l’IG Metall qui a mené l’année dernière
une longue grève pour faire descendre la durée hebdomadaire
de travail à 38 heures et demie.
Toujours selon le syndicat, cette réduction n’a entraîné
aucune perte de compétitivité des producteurs de la RFA.
Les 38 h.1/2 avaient été obtenues sans réduction
des salaires. Lorsqu’il avait déclenché la grève,
le syndicat de I.G. Metall pensait qu’une réduction de 5 h. du
temps de travail par semaine créerait 500 000 emplois !

« L’EVOLUTION DE L’EMPLOI DANS LA TELEPHONIE

Les effectifs vont continuer à diminuer de 1%
à 3% par an :
De quatre-vingt-cinq mille six cent cinquante salariés en 1977,
les effectifs de la téléphonie sont passés à
soixante-cinq mille cinq cent quarante- neuf en 1983, soit une baisse
de 23% »

(Le Monde, 27 décembre 1985)

***

« BRESIL

inflation record de 234 % - La hausse des prix à
la consommation a atteint 13,4 % en décembre, portant l’inflation
pour 1985 à un niveau record de 234 %, contre 208,8 % pour 1984,
annonce le ministère de la planification. La poussée des
prix agricoles, + 280 % cette année, a constitué l’un
des principaux facteurs des prix qui inquiète tout particulièrement
les créanciers du Brésil, champion de la dette extérieure
latino-américaine avec environ 104 milliards de dollars ».

(Le Monde, 27 décembre 1985)

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Ah, les honnêtes gens !

« L’argent qui rapporte deux fois.
Certaines entreprises (parfois parmi les plus grandes) « font
du gras »avec l’argent de l’Etat en profitant de la procédure
des prêts bonifiés : voilà une des conclusions d’un
rapport, encore secret, de l’inspection des Finances. Ces entreprises
replacent à taux juteux les capitaux empruntés à
taux bonifiés et théoriquement destinés à
l’investissement ou à l’exportation. Un détournement qui
est rarement sanctionné ».

(Nouvel Observateur - Déc. 1985)

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LAIT : LE QUOTA NATIONAL RISQUE D’ETRE DÉPASSÉ

Le rythme de la production laitière reste trop
important et le quota annuel de 25,3 millions de tonnes, attribué
à la France par l’accord européen, risque d’être
dépassé de 250 000 tonnes pour la campagne 1985-1986,
a indiqué, jeudi 7 novembre, l’Office du lait (Oni- lait). Cet
excédent pourrait entraîner le paiement par les producteurs
d’une amende de 500 millions de francs. Les hausses de production des
mois d’août, septembre et octobre ont été respectivement
de 5,8 %, 4,5 % et 2 par rapport aux mois correspondants de 1984. Pour
les cinq mois qui restent jusqu’à la fin de la campagne laitière,
l’Office précise que la production ne devra pas dépasser
un rythme mensuel d’augmentation de 1 %.