Extraits de « Fraternité Eurafricaine »

par  G. STEYDLÉ
Publication : avril 1980
Mise en ligne : 24 septembre 2008

« Constatant que l’Europe occidentale est passée
d’une économie de pénurie à une économie
d’abondance, ils considèrent que dans une économie d’abondance,
besoins et consommation deviennent des choix culturels. Ils estiment
donc possible et souhaitable de substituer aux notions de consommation
et d’accumulation, donc de profit, jusqu’à présent considérées
dans nos sociétés comme l’unique moteur de l’économie,
les notions de responsabilité et de service offert par l’individu
à la collectivité, service qui serait apprécié
à sa juste valeur et équitablement rétribué.

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Art. 24. - La solidarité consiste en ce que
la société doit assurer à chaque citoyen la satisfaction
de ses besoins matériels et culturels dans les limites compatibles
avec le niveau et les conditions du développement économique.

Art. 25. - Au nom de la solidarité, chaque citoyen
doit participer à l’effort collectif pour davantage de bien-être
et de plus-être dans la mesure de ses capacités et dans
le cadre de la loi, en échange de quoi il percevra un revenu.
Ce revenu, compris entre d’une part un revenu mensuel minimum garanti
(R.M.M.G.) et d’autre part un revenu mensuel maximum toléré
(R.M.M.T.) sera fixé par la loi.

Art. 26. - Le droit de propriété consiste
en ce que tout homme est maître de disposer à son gré
de ses revenus ou des biens qu’il a acquis grâce à ceux-ci.
L’usage abusif de ce droit conduisant à la désintégration
du corps social et à l’oppression, des limites lui sont assignées.
 »

Envoi de N. LECONTE.