Pas de programme ??
Publication : mars 2003
Mise en ligne : 19 novembre 2006
"... je donne l’exemple des révolutionnaires de 1789 : ils savaient ce qu’ils ne voulaient pas, mais n’avaient pas de projet précis.
Demander aux altermondialistes quel est leur projet, c’est comme demander, au soir du 14 juillet, à ceux qui avaient pris la Bastille de réciter le premier article de la Constitution de la 1ère République ou de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen !
Le programme du mouvement se fait en marchant. »
auteur de Les Nouveaux Maîtres du monde
et ceux qui leur résistent,
Ed. Fayard, Paris, 2002.
« Il n’est pas question aujourd’hui de négocier une coalition hâtive entre quelques restes de gauchisme et des ruines du trotskisme. Il faut changer de perspective : on est aujourd’hui dans un moment de “rupture des temps”. Ce qui apparaît comme une faiblesse de notre mouvement planétaire, ce que l’adversaire qualifie de “revendications négatives” – abolition du FMI, de la Banque mondiale, de l’OMC, interdiction des OGM – est en fait une force.
Lorsque ces institutions nous demandent ce que nous voulons et nous reprochent de ne pas avoir de projet et donc de ne pouvoir dialoguer avec nous, je donne l’exemple des révolutionnaires de 1789 : ils savaient ce qu’ils ne voulaient pas, mais n’avaient pas de projet précis. Demander aux altermondialistes quel est leur projet, c’est comme demander, au soir du 14 juillet, à ceux qui avaient pris la Bastille de réciter le premier article de la Constitution de la 1ère République ou de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ! Le programme du mouvement se fait en marchant. »
auteur de Les Nouveaux Maîtres du monde
et ceux qui leur résistent,
Ed. Fayard, Paris, 2002.
Propos recueillis par Gian Paolo Accardo,
pour Courrier International, 12/02/03.