« Recherche et Technologie »

La bonne question n’a pas été posée
par  G. MARCHAND
Publication : mars 1982
Mise en ligne : 12 janvier 2009

Nous savons qu’il existe deux milliards de personnes qui souffrent
de la faim... Or le colloque de 3 000 spécialistes de la Recherche
et de la Technologie qui vient de se tenir à Paris a-t-il étudié
s’il serait possible d’arrêter la progression de la misère
 ?
Certainement pas. Il a étudié seulement comment donner
à la France les possibilités d’être à la
pointe du progrès. Aussi vient-il normalement l’idée de
poser la question suivante :
« Notre monde peut-il résister à l’affrontement
sans limite des techniques de pointe des pays les plus développés
 ? ».
Ne faudrait-il pas étudier, au niveau mondial et à ce
seul niveau, une nouvelle forme d’économie qui libèrerait
l’homme de la misère grâce à ces usines-robots secrétées
par la recherche, et la technique mondiales en permettant à tous
les habitants de la planète d’avoir enfin ce revenu social qui
donnerait, à chacun, la possibilité de s’épanouir
selon ses désirs ?
Il est dommage que le colloque de Paris ait oublié cette commission
d’étude qui aurait pu, entre autres, étudier les écrits
d’un nommé Jacques Duboin qui, dès la crise de 1929, s’était
penché sur ce problème de survie de notre espèce.