Un homme d’influence, Sir Siegmund G. WARBURG (1902-1982)

de Jacques Attali (1)
par  R. MARLIN
Publication : août 1987
Mise en ligne : 17 juillet 2009

Après une dizaine d’ouvrages politico-économiques, le conseiller spécial du Président de la République, membre éminent du Parti Socialiste, a écrit cette biographie de Sir S.G. Warburg. Ce livre, que nous analyserons dans ses grandes lignes est, à notre sens, tout à fait révélateur de la pensée économique dominante parmi les dirigeants du P.S. Il se présente comme un panégyrique appuyé dans tous les domaines de la vie du modèle : familial, religieux, philosophique (?) et bien entendu financier.

UNE LONGUE LIGNEE
J. Attali trace l’historique de la famille Warburg depuis les origines autour du 10e siècle, en Afrique du Nord puis en Italie du Nord également. Le premier ancêtre reconnu, Christian del Banco est changeur de monnaie à Pise au début du 16e siècle. L’aïeul est comme les autres juifs qui "...ne sont pas autorisés à porter d’autre nom que celui de leur métier et de leur lieu de résidence...". Attali explique ainsi le choix de la profession de del Banco : "...1l n’y a là aucun attrait juif particulier. Au contraire, seulement, la contrainte des autres à qui ce métier est nécessaire, mais qui, sachant la haine qu’il vaut à celui qui s’y adonne, le font faire à leurs ennemis...".
Suit une grande fresque de la famille del Banco au centre de la finance à travers les siècles, toujours auprès des rois, et proches des centres d’activité. Vers 1520, les banquiers de Pise remontent vers l’Allemagne et prennent le nom de leur résidence  : d’abord von Cassel, puis von Warburg, et enfin simplement Warburg. Ils s’installent à Altona, puis à Hambourg.
C’est l’Ascension avec des hauts et des bas. De prêteurs sur gages, ils deviennent banquiers vers 1865. En 1902 quand nait Siegmund, la famille a essaimé aux Etats-Unis et elle s’est fait à travers le monde de solides relations, mais aussi des inimitiés (dont celle de Dostoiewski inquiet pour la "civilisation chrétienne").
Siegmund reçoit une éducation religieuse mais libérale, et classique. "...L’éducation classique est une chose merveilleuse. On y apprend que les auteurs obscurs ne sont pas forcément les plus profonds et que la simplicité n’exclut pas la profondeur..." écrira-t-il.
A la veille de la guerre de 1914 "...les banquiers ont... atteint le sommet de la hiérarchie sociale". Surtout dans les pays récemment industrialisés : l’Angleterre, les Etats-Unis et l’Allemagne.
"...Chez Warburg on n’aime pas la guerre, aussi choisit-on de pousser au développement colonial pour détourner et éloigner la violence..." "Partout en Europe, la finance, l’industrie et l’armée nourrissent, l’une et l’autre, leur développement" et "...L’essentiel de la finance allemande est plutôt hostile à cette idée de guerre, même si certaines banques ont partie liée avec l’industrie militaire de la Ruhr...". J. Attali se débat dans ces contradictions.

CONTRE MAUVAISE FORTUNE
Malgré certaines interventions de Max Warburg, cousin de son père qu’il appelle "mon oncle", la guerre de 1914 débute. Celui-ci s’en accommode fort bien et la banque M.M. Warburg devient un élément central de l’économie de guerre allemande dont elle profite largement. Ainsi que Paul et Félix Warburg qui, eux, ont choisi les Etats-Unis. Le 8 mai 1915, un sousmarin allemand coule le Lusitania (transporteur secret d’armes pour l’Angleterre (1200 morts, dont 124 américains) et après quelques atermoiements, le congrès américain déclare la guerre à l’Allemagne ; cela ne dissuade pas Paul "...en jouant de ses relations, de réussir à empêcher son fils Jimmy, pourtant volontaire, de partir se battre sur le front européen...".
Siegmund termine ses études, s’apprête à suivre les cours de l’Université de Tubingen et à se lancer en politique mais, sous la pression de Max, il entre à la banque MM. Warburg à l’essai. Et il y reste.
Après la guerre, l’Allemagne relève la tête avec l’aide massive des capitaux anglais et surtout américains. Siegmund en stage à NewYork participe à l’émission des prêts des Etats-Unis à l’Allemagne. La Banque des Règlements Internationaux imaginée autrefois par Paul Warburg se met en place, pendant que la "crise" de 1929 éclate. Paul l’avait pressentie : "La dette mondiale est trop forte, et les entreprises s’endettent sans cesse davantage pour acquitter leurs annuités. A New-York, la hausse des titres et la spéculation s’emballent... L’augmentation des cours de bourse est, dans la majorité des cas, sans aucun rapport avec la croissance des entreprises, des actifs ou des perspectives de profit et si l’orgie de spéculation incontrôlée n’est pas ralentie, la chute finale n’affectera pas seulement les spéculateurs mais provoquera une dépression touchant le pays tout entier..." (3).
"...Paul avertit alors ses amis de sortir du marché et de vendre leurs titres. Certains le font dont Max et Félix en partie. La plupart ricanent...". Le marché s’effondre le 29 octobre 1929. La crise s’étend à l’Europe et c’est l’arrivée au pouvoir des nazis.

BANQUE ET NAZISME
L’on s’en doute, l’auteur n’est pas favorable au nazisme. Mais il ne recherche pas la cause profonde de son accession au pouvoir. Le 22 mars 1933 sur les conseils du baron Von Neurath, ministre des Affaires Etrangères, Siegmund Warburg quitte l’Allemagne pour New-York. Cette décision est d’ailleurs réprouvée par Max. Ce dernier croit encore que Schacht, patron de la Reichsbank, les protègera. L’on est à la fois perplexe devant une telle naïveté puisque Schacht s’est engagé derrière Hitler en février 1932 et admiratif, puisque Max se maintiendra plus ou moins en place, malgré les tracasseries, jusqu’en 1938. Ainsi se manifeste cette aristocratie des grands banquiers internationaux. On pourrait dire anationaux, ce qui n’aurait rien de péjoratif si l’on ne constatait pas qu’il s’en trouve toujours trop pour favoriser la politique guerrière des gouvernements, quels qu’ils soient, et toujours en nom de la nation et du patriotisme.

J. Attali ne s’engage pas dans ce genre de réflexion. Polytechnicien et Maître de Conférences à Polytechnique, énarque et directeur de séminaires à l’ENA, ces considérations morales lui paraissent sans doute primaires et hors de propos.

Au contraire, il justifie la fonction "(Elle) fournit aux hommes d’ambition (2) les moyens matériels de leurs espérances et, pour être sûr de rentrer dans son dû (le banquier) cherche à deviner ce que sera le monde au moment où il s’attend à recouvrer l’argent prêté. Mais il espère en la raison, qui doit créer les conditions de l’exactitude de son calcul : le financier n’est pas le spéculateur. Il ne joue pas, il raisonne. Et c’est cela qui souvent fait sa ruine face aux folies des puissants... Etranges hommes d’argent, contraints de l’être pour garder leur identité, plus attachés à ce qu’ils font qu’à ce qu’ils gagnent, s’évertuant à faire prévaloir l’échange sur la violence, la circulation sur l’immobilité, la vie sur la mort".
Nous n’aurons pas la cruauté d’engager avec l’auteur le jeu des citations historiques qui, pourtant, ruineraient ses raisonnements.

AGIR, MAIS PAR LA BANDE
Après son détour par New-York, Siegmund s’installe à Londres et demande la nationalité anglaise. Il renonce à faire directement de la politique mais pas à l’influencer. Il est antimunichois parce qu’il sait très bien qu’Hitler ira jusqu’au bout. Ses avertissements rencontrent toutefois le scepticisme général

car il reste le réfugié donc il est suspect de parti-pris antinazi. Il est "...stupéfait d’apprendre que, ce même 15 mars (1939) les représentants des patronats anglais et allemand se réunissent à Düsseldorf, imperturbablement, pour discuter de la coopération future entre industries et banques des deux pays... (et de)... la coopération entre les entreprises anglaises, allemandes et suédoises. I.G. Farben et Sterling Products Inc, Bendix et Zenith créent des filiales communes ; les titres des filiales de Bosch à l’étranger sont tous fictivement vendus à New-York à des Wallenberg et ces entreprises ne pourront donc pas, jusqu’à l’entrée en guerre des Etats-Unis, travailler pour les Alliés...".
C’est l’exode des juifs allemands, les Warburg restent en dehors du massacre "...Tous épargnés par l’Holocauste, les Warburg constituent une exception : peut-être faut-il y lire le sort de vigiles hors du commun, échappant grâce à leur séculaire universalité à la tragédie générale..." commente J. Attali sans convaincre.

AU-DESSUS DES CONFLITS
"...Quant à la Banque des Règlements Internationaux, elle continue imperturbablement ses activités à Bâle, au service de l’Allemagne, sous la présidence d’un étrange américain, Mac Kittick, et assure la commercialisation d’un or étrange, venu de tout les rapines et de tous les massacres...".
Voici l’occupation de l’Europe continentale et le blitz à Londres. Le 15 mai 1941, c’est l’invasion de l’U.R.S.S. L’Angleterre sacrifie à perte tout son stock d’or et ses avoirs sur place afin d’acheter des armes aux Etats-Unis qui n’entrent en guerre que le 7 décembre, après Pearl Harbour. "...Au même moment, l’attitude du capital américain n’est pas sans ambiguïté et ses liens avec l’Allemagne restent importants : ainsi, en 1942 encore, quelques américains avec des français et des allemands créeront un syndicat de banques à Vichy pour opérer en Europe occupée... On y trouve la Banque d’Indochine, la Banque Schneider, le Syndicat des Assureurs, la Deutsche-Kredit Bank et les filiales françaises de Ford et d’I.B.M....".
On commence à parler entre américains et anglais de la gestion du monde d’après-guerre dont les bases sont fixées à BrettonWoods le 1er juillet 1944.

UNE AMBITION COMPLEXE
Siegmund a 43 ans. Il n’est pas inutile de s’arrêter un instant sur sa psychologie. Bien qu’installé à Londres et citoyen britannique, il n’aime pas spécialement les Anglais, surtout l’establishment dont il déteste le conformisme. "...Ambitieux sans arrivisme, juif mais pas sioniste, intellectuel sans être écrivain, passionné de politique mais peu engagé luimême ; enthousiaste mais pessimiste, il laisse peu voir ce qui le fait courir... Pas l’argent en tout cas, à la différence de la quasi-totalité des banquiers de son temps... Pour lui, aimer l’argent est une sorte de déviation sexuelle du type nécrophile... Ce n’est pas non plus le pouvoir qu’il ambitionne... il sait qu’un juif allemand ne sera jamais ministre en GrandeBretagne... Non, s’il a une ambition affichée, c’est, dit-il, dans l’accomplissement de ses devoirs... Enfin, il se fixe une ambition plus diffuse, celle qu’eurent avant lui tous les grands Warburg, lorsque la politique les a tentés conseiller le Prince, exercer sur lui cette influence qu’il aime à dire "plus importante que le pouvoir, qu’elle émane des nations aussi bien que des individus...".
"...En Europe, écrit J. Attali, la situation des vainqueurs vaut à peu de chose près celle des vaincus...". Ce qui démontre bien que la guerre ne résout rien ou très provisoirement. Alors débutent les trente glorieuses, période de reconstruction intense favorable au capitalisme triomphant. Le Fonds Monétaire International est installé le 27 décembre 1945.
La "haute banque" profite à plein de cette période dans tous les domaines et dans le monde entier. En 1957, par le rachat de la Banque Seligman, Siegmund entre parmi les 17 membres du Comité d’Acceptation "Saints des Saints" de la City de Londres.

ET DE LA CLAIR-VOYANCE
Mais le déclin de l’Angleterre s’amorce. Malgré l’aide de Siegmund, Harold Wilson est obligé de dévaluer la livre en novembre 1967 et la crise internationale qui n’a jamais cessé depuis, reprend. En 1973, "...Siegmund est désabusé, note J. Attali, il ne croit plus que la société capitaliste soit capable de sortir de cette crise financière sans une réelle maîtrise de ses dettes à court terme qui sera, pense-t-il, très difficile à réaliser sans tragédie...". Les causes directes de ces ennuis seraient, paraît-il, la hausse du prix du pétrole et la montée de la bureaucratie. Siegmund réfléchit aux directives que Max donnait à son biographe en 1921. "...Il doit être su et j’attache une grande importance à cela, combien le développement d’une telle firme est gouvernée par la chance, et combien le développement économique est beaucoup plus dépendant d’événements de hasard et de tendances lourdes que de prétendues activités individuelles consciemment dirigées...". Pensant à sa succession, il ajoute : "...Quand le patron d’une grande entreprise s’en va ou meurt, ne nous leurrons pas, les actionnaires n’ont aucun rôle dans le choix du successeur, il est choisi par le Conseil, un peu comme le pape est élu par les cardinaux, coopté par le système. Et souvent, je crois, un Conseil ne choisit pas nécessairement la plus forte personnalité, mais celle qui s’inscrit le plus aisément dans la machinerie bureaucratique...". Il quitte la banque et se fixe à Blonay en Suisse.
"...Après ce départ, estime l’auteur, son influence sera alors vraiment celle à laquelle il a toujours aspiré, planétaire et mystérieuse, envahissante et indétectable...".
"...Il se sent en fait de moins en moins anglais, de plus en plus citoyen du monde... Sa critique s’étend d’ailleurs à toute l’élite occidentale : arrogante, médiocre, faite d’incertitude et de fuite des responsabilités...".
Voici l’heure des bilans. Il n’aime pas les théories à la mode, notamment sur la crise du pétrole : "Une période de transition, ce n’est qu’une période située entre deux autres périodes de transition". Il pense que le capitalisme se dilue dans le gigantisme et la bureaucratie et que la machine financière mondiale ne fonctionne plus que par les ventes d’armements achetés par des gouvernements rendus solvables par la hausse du pétrole. "Si vous continuez ainsi, dit-il à ses amis banquiers new-yorkais, tout explosera un jour. Et çà commencera dans les bidonvilles de Sao Paulo".
Ce sont ses dernières années "il sait... qu’en inventant le meilleur de la finance du siècle, il n’a pu empêcher d’autres d’aller à la facilité et de porter à son paroxysme l’économie de la dette, faisant surgir une nouvelle fois le spectre de la guerre...".
"...Décidément, pense-t-il, en contradiction avec ce qui précède, si lui, homme de haute finance, a eu si peu d’influence en ce siècle, c’est qu’il n’est pas le siècle de l’argent mais celui de la spéculation et du pouvoir...". Il meurt à Londres le 18 octobre 1982 pendant que sa banque S.G. Warburg, avec deux autres banques anglaises, devient le groupe le plus important, après ceux de Wall Street, sous le nom de "Mercury International Group".

JUSQU’OÙ ?
J. Attali conclut par des considérations sur la banque et le capitalisme international : "...La forme des banques s’ajuste toujours aux exigences de la finance de leur temps : avant la guerre les gouvernements américain et anglais devaient émettre des emprunts à l’étranger pour combler leurs déficits et avaient les banques nécessaires... Aujourd’hui ils peuvent... emprunter (leurs propres devises) sur les marchés... (Mais le déficit de l’Amérique s’aggrave ainsi) : en 1938, il quadruple... en 1984 il double encore pour atteindre 160 milliards en 1985, le tout assorti d’une perspective de déficit ’budgétaire de 200 milliards (4) financé pour moitié par des capitaux étrangers... Au total, l’Amérique, onze fois moins peuplée que le TiersMonde est maintenant sept fois plus endettée que lui.. Tout doit alors changer de taille : il ne s’agit plus de placer des fortunes de 100 000 dollars, mais de 5 millions de dollars ; il ne faut plus trouver preneurs pour des emprunts de 15 millions, mais de 500 millions de dollars... Mais ces changements dans la taille des banques n’ont aucune raison d’aider à la résolution des problèmes financiers internationaux. Au contraire, comme dans les crises précédentes, ils ne font sans doute que précéder et accélérer les cataclysmes... il ne faut pas s’y tromper : malgré l’apparente rationalité des chiffres et les masses immenses en jeu, l’influence du financier n’y sera pas plus grande qu’elle n’est aujourd’hui. Le jeu, la spéculation, l’irrationel, la politique, feront la loi du monde et celle de la fortune... Sans doute... de nouveaux financiers essaieront de nouveau,... en vain de faire prévaloir la raison contre la folie, le calcul contre le risque, sans trop s’occuper en général, eux non plus, ni de la dignité des peuples, ni du travail des hommes".

L’ENGRENAGE
Ce qui frappe en effet, même le lecteur prévenu, c’est l’énormité des masses financières et des pouvoirs en cause, c’est l’engre nage apparemment inéluctable qui entraîne le monde vers la catastrophe. Il est bien utile pour les impatients du socialisme, ceux qui le croient déjà réalisé ou ceux qui s’étonnent qu’il vienne si lente ment, de se remettre de temps en temps face à l’obstacle et de mesurer les forces en présence. Mais à l’inverse, peut-être, de l’auteur, maintenons que le pire n’est jamais sûr. Pour cela, je ferai plus que lui, la part de la responsa bilité des hommes et particulière ment des dirigeants. Nous voulons bien croire que Sir Siegmund G. Warburg était un être d’exception, qu’il n’était mû par aucun intérêt personnel bassement matériel et qu’il s’est sacrifié pour servir l’humanité. Mais remarquons que l’auteur place habilement dans les écrits et les déclarations de son modèle, les réprobations à l’égard de ses pairs qu’il n’ose peut-être pas formuler lui-même, car l’homme d’influence a tout de même la possibilité de refuser. Pierre Mendès-Frce soutenait, avec d’autres, que plus que par ses actions, la qualité d’un homme d’Etat se juge par ses refus. Il est vrai qu’un individu capable de dire non se ferme automatiquement les voies du succès. En ces temps de compétitions inflexibles, d’ambitions effrénées et de luttes acharnées pour réussir, le handicap est insurmontable. Malgré son atavisme familial et ses habitudes de vie, Siegmund se serait grandi en rejetant, en actes et non en paroles, ce qu’il réprouvait. Sa carrière aurait peut-être été moins brillante. Mais il aurait participé à une meilleure adaptation de l’humanité au progrès.
Jacques Attali est lui aussi très connu. N’oublions pas qu’il est "sherpa" du Président de la République, c’est-à-dire responsable de la préparation des dossiers économiques et politiques français lors des rencontres au sommet type Versailles ou Venise. On peut se demander si ses liens avec le parti socialiste sont compatibles avec l’admiration non dissimulée qu’il porte à travers les Warburg aux hommes de la haute finance internationale responsables,. plus que d’autres, car beaucoup plus influents qu’eux, des guerres et des catastrophes qui leur sont liées. Mais la notion de responsabilité est-elle encore actuelle...
Comment croire que de tels hommes au pouvoir, ou si proches du pouvoir, seront capables de choisir les mesures énergiques et courageuses nécessaires pour une vraie rupture avec le capitalisme et ouvrir la voie au véritable socialisme, celui de la démocratie économique ?

(1) Editions Fayard, 1985.
(2) Exemple Schacht avec Hitler !
(3) Cela ne vous rappelle-t-il pas une autre situation très proche de nous ?
(4) On parle effectivement d’une dette record de 370 milliards de dollars en 1987 (sans compter les dettes individuelles des citoyens...)