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Jacques Duboin

 Jacques DUBOIN

Dans cette rubrique, nous regroupons tous les articles, documents et citations concernant plus directement l’auteur du concept de l’Économie Distributive.

Jacques Duboin, né à Saint-Julien-en-Genevois le 17 septembre 1878 et mort à Versailles le 17 mars 1976, est un banquier, industriel et homme politique français.

Jacques Duboin, grand humaniste, a été amené lors de la grande crise de 1929, à expliquer la nature du changement de civilisation qui s’amorçait alors, et à conclure à la nécessité d’une économie de répartition qu’il définit ensuite sous le nom d’Économie Distributive.

En octobre 1935, Jacques Duboin crée le journal de réflexion socio-économique La Grande Relève. Il y présente au fil des années sa vision d’une économie de partage des richesses qu’il nomme « Économie distributive ».

Il décède en région parisienne en mars 1976.

 L’homme politique

Jacques Duboin - Homme politique Élu député de la Haute-Savoie lors d’une élection partielle, en 1921, Jacques Duboin fut un des premiers députés d’opposition (bloc républicain de gauche, opposé à “la Chambre bleu horizon”). Le 14 mars 1922, il se fit remarquer lors de la discussion du projet de loi sur le recrutement de l’armée : le ministre de la guerre, André Maginot, prônait le renforcement de la cavalerie, Jacques Duboin monta à la tribune de la Chambre des députés pour s’y opposer en termes mémorables (publiés au Journal Officiel des débats parlementaires N°30), tels que :

« cette discussion rappelle la controverse qui s’est élevée, il y a soixante ans, lorsqu’il a été question de remplacer la navigation à voile par la navigation à vapeur… Vous m’avez demandé ce qu’est une armée moderne. Je vais essayer de vous en donner une définition. Une armée moderne, c’est une armée qui se reconnaît à l’odorat : elle sent le pétrole et ne sent pas le crottin… »

Duboin - Caillaux Ses diverses interventions mirent en relief ses capacités d’analyses.

En 1926, Aristide Briand étant alors Président du Conseil des Ministres, c’est l’un des tous premiers ouvrages de Jacques Duboin sur La stabilisation du Franc dans lequel il démontrait la nécessité de dévaluer la monnaie française, qui lui valut d’être choisi par Briand et Caillaux.

Joseph Caillaux, Ministre des Finances, l’appela dans son Cabinet. Il devint alors Sous-secrétaire d’État au Trésor.

Le Président de la République Raymond Poincaré disait de lui :
« C’est la meilleure tête du Parlement ».

Après sept ans d’activité parlementaire, Jacques Duboin comprit que les changements structurels nécessités par le développement des forces productives ne seraient jamais entrepris par le Parlement. Ce sont les électeurs qui nomment les parlementaires ; or ces électeurs ne sont pas en mesure, dans leur immense majorité, de comprendre que des structures économiques faites pour des temps de rareté doivent être transformées lorsque l’abondance fait son entrée dans le monde.

Jacques Duboin abandonna alors les activités politiques pour se consacrer à l’éducation économique des Français.

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 L’homme d’économie

Dans une série d’ouvrages, il expose que des structures échangistes s’opposent fondamentalement à l’abondance et à l’expansion, qu’il faut donc les abolir et les remplacer par des structures distributives.

Il refuse cependant de s’aventurer sur le terrain politique de la conquête du pouvoir, laissant aux partis le soin de définir librement leur stratégie. Il se limite à déclarer que « le pouvoir politique doit être l’émanation de la nation tout entière », formule qu’il faut éclairer par le jugement qu’il porte sur l’incapacité des parlements en matière de transformation sociale.

Jacques Duboin n’ignore pas non plus - et il le dit et l’écrit sans cependant insister, car il parle en économiste - que les privilégiés actuels du régime emploient toute leur puissance à combattre son enseignement. Ils le firent en organisant systématiquement la « conspiration du silence » autour de lui. Bientôt, et malgré les ventes très confortable de ses premiers livres, il ne trouve plus un éditeur pour les imprimer et les diffuser.

En 1935, les éditions Fustier publient en deux volumes le livre de Jacques Duboin intitulé : En route vers l’abondance. En fin de cet ouvrage, l’auteur reproduit le « Manifeste-Programme » de la « Ligue pour le Droit au Travail et le Progrès Social » qu’il venait de fonder et qu’il présidait. Ce texte, écrit par lui, parle en ces termes du pouvoir politique :

« [...] un gouvernement issu de tous qui, engageant sa responsabilité pleine et entière, assurera d’abord la période transitoire puis réalisera dans le moindre temps et pour le bien de tous, l’organisation de l’abondance. »

Il qualifiait cette organisation de socialiste. Il l’opposait au « socialisme de la rareté » professé alors par tous les partis politiques et par tous les syndicats se réclamant du socialisme. Il espérait que peu à peu ils finiraient par comprendre la nécessité de l’Économie distributive...

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 Bibliographie

- 1923 : Réflexions d’un « Français moyen » (Payot, éd.)
- 1925 : la Stabilisation du franc (Rivière, éd.)
- 1931 : Nous faisons fausse route (Éditions des portiques)
- 1932 : la Grande Relève des hommes par la machine (Les Éditions Nouvelles, 16 rue de la Sorbonne, Paris.) Disponible en Pdf
- 1934 : Ce qu’on appelle la crise (recueil d’articles parus dans « l’Œuvre »)
- 1934 : la Grande Révolution qui vient (les Éditions nouvelles)
- 1935 : Kou l’ahuri ou la misère dans l’abondance (Fustier, éd.) Disponible en Pdf
- 1935 : En route vers l’abondance (Fustier, éd.)
- 1937 : Lettre à tout le monde (Fustier, éd.)
- 1937 : Libération (Grasset, éd.) Disponible en Pdf
- 1938 : Égalité économique (Grasset, éd.)
- 1940 : Demain ou le Socialisme de l’abondance (Ocia, éd.)
- 1944 : Rareté et Abondance (Ocia, éd.)
- 1945 : Économie distributive de l’abondance (Ocia, éd.)
- 1947 : Les hommes sont-ils naturellement méchants ? (Ocia, éd.)
- 1948 : l’Économie distributive et le Péché originel (Ocia, éd.)
- 1950 : L’économie distributive s’impose (Ledis, éd.)
- 1951 : l’Économie politique de l’abondance (Ledis, éd.)
- 1955 : les Yeux ouverts (Jeheber, éd.) Disponible en Pdf
- 1961 : Pourquoi manquons-nous de crédits ? (Ledis, éd.)

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