Abondance de richesses

Publication : 24 février 1939
Mise en ligne : 20 janvier 2008

 Abondance de chaussures

La production totale des bottines, souliers et pantoufles aux Etats-Unis a atteint, pour les onze premiers, mois de 1938, le chiffre de 358.348.931 paires, soit près de 400 millions pour une année.

Reste à savoir si les 12 millions de chômeurs ont tous chaussure à leur pied.

 L’abondance de charbon

Jadis l’Angleterre expédiait son charbon dans le monde entier. Actuellement, elle subit la concurrence des charbons australiens, sud-africains, indiens, chinois, japonais et indochinois. Ces charbons viennent concurrencer jusqu’en Europe les charbons anglais, allemands et belges.

Avant-guerre, le trafic charbonnier à travers le canal de Suez se montait en moyenne à 1.100.000 tonnes. Il est tombé à 473.000 tonnes en 1937 et à beaucoup moins en 1938.

 Nous avons trop de lard

Aussi nous efforçons-nous d’en faire profiter nos voisins en leur consentant des réductions appréciables. A partir du 14 février, il sera, en effet, alloué aux exportateurs de lards et poitrines salés de porc une allocation forfaitaire fixée à 1 franc par kilogramme de ces produits. Un même exportateur peut exporter ainsi 10.000 kilos tous les dix jours.

Comme les choux s’accommodent fort bien avec le lard..., à quand la prime pour l’exportation des choux ?

 La récolte de blé en 1938

Nous sommes définitivement fixés sur les chiffres de la récolte de blé de la campagne 1938. Les déclarations rectifiées de récolte ont élevé ce chiffre à 97 millions 1/2 de quintaux.

 Destruction de pommes

M. Geistdoerfer est un député breton qui s’était plaint que 150.000 tonnes de pommes aient été perdues en Bretagne l’année dernière. Nous avions écrit que ce député n’avait jamais entendu parler de l’Abondance car il vote toutes les mesures de restriction de production qui sont proposées pour assainir les marchés.

Notre journal lui étant tombé sous les yeux lui a paru incompréhensible !

Il nous invite à tremper plusieurs fois notre porte-plume dans l’encrier avant d’écrire.

Car ce sympathique représentant du peuple en est resté à la plume d’oie. Il ne connaît pas plus le stylo que l’Abondance.